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1 novembre 2005, 20:00

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Le National Productivity and Competitiveness Council (NPCC) propose aux petites et moyennes entreprises (PME) dans l?hôtellerie et dans le secteur de la manufacture légère une nouvelle méthode pour devenir plus compétitifs sur le marché international. L?organisme leur vend l?idée du ?networking?, soit la possibilité de collaborer avec leurs concurrents pour faire baisser certains coûts d?opération, dégager de nouveaux postes de productivité, concevoir des nouveaux produits et services, et des façons innovatrices de les déployer sur le marché.

Les PME ont grandement besoin de se moderniser et de se consolider pour tenir tête à la concurrence mondiale. Il est tout aussi important que le gouvernement et les agences de soutien de l?Etat s?engagent à accompagner les entrepreneurs dans cet effort.

L?initiative du NPCC est encourageante, mais il faut aller plus loin. L?organisme cible en effet les entrepreneurs existants. Il est grand temps qu?il se dote des moyens pour aller dénicher les entrepreneurs potentiels et les encadrer, d?autant plus que se sont surtout ces derniers qui sont les plus vulnérables à la lourdeur bureaucratique et autres contraintes qui entourent le monde des affaires.

Le gouvernement s?active à aplanir les difficultés administratives, légales et institutionnelles auxquelles sont confrontés les opérateurs pour obtenir les différents permis d?opération. Les initiatives prises n?ont pas toutes encore donné des résultats satisfaisants. Les démarches pour obtenir les financements et les licences nécessaires restent toujours très encombrantes. Très souvent, à la fin de ce parcours du combattant, l?opérateur n?a plus le même enthousiasme qui l?animait au départ. Ou encore, le business qui voit le jour n?est en fin de compte qu?un pâle reflet de l?idée de départ. Mais il incombe en premier lieu à l?entrepreneur de se battre pour réaliser son projet. C?est à lui de trouver le meilleur moyen de donner forme à son idée et de réduire son cycle ?concept to cash?.

Les entrepreneurs n?ont pas besoin d?être des inventeurs. Dans la majorité des cas, des opportunités d?affaires se font à partir des idées simples. Certains hommes d?affaires sont plus doués que d?autres dans la génération d?idées pour produits et services. Néanmoins, ceux qui ont les plus grandes chances de réussir leur démarrage sont ceux qui se montrent créatifs en donnant une structure de business à leurs idées et en différenciant leurs offres de celles qui existent déjà sur le marché.

Une activité ne devient pas profitable parce qu?elle est sexy ou high-tech. Elle l?est si elle opère dans des conditions compétitives favorables. Il appartient à l?entrepreneur de développer un modèle de business qui correspond à ? ou qui peut éventuellement transformer ? l?économie de l?industrie ou du créneau en question.

Une politique d?accompagnement par l?Etat est donc nécessaire. Encore faut-il trouver les PME en nombre suffisant pour tirer la croissance comme l?entend la politique économique du gouvernement. Valeur du jour, Maurice ne dispose pas d?une masse critique d?entrepreneurs dans les secteurs de services pour jouer le rôle qui est attendu d?eux dans le cadre de la transformation économique.

Il faudra songer à en importer. Le pays prône depuis peu une ouverture vers les cadres étrangers de haut calibre pour pallier les manques de compétences dans des différents secteurs d?activités notamment dans la technologie informatique et les services financiers. Il est temps d?étendre ces facilités aux entrepreneurs étrangers qui sont susceptibles d?apporter l?expertise et la technologie à l?économie mauricienne.

Singapour a vu une grande affluence de petites boîtes indiennes et chinoises dans le multimédia, le développement des logiciels et la publicité entre autres, en ouvrant ses frontières aux PME étrangères. Une idée à ne pas ignorer à Maurice surtout si le pays a des difficultés à séduire les multinationales.

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