Publicité

?Trésors? sur l?épave de Pointe-aux-Feuilles

20 mai 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les recherches archéologiques en cours à Pointe-aux-Feuilles réservent bien des surprises. L?équipe de plongeurs, qui tente depuis plus d?un mois d?identifier l?épave au large de ce petit village du Sud-Est, a retrouvé, sous les débris et la vase, des objets hétéroclites. Outre des pièces en porcelaine, ils ont également découvert des ossements. Ceux-ci, affirment les historiens et archéologues, serviront à faire des recoupements d?information et permettront éventuellement de mettre un nom sur cette mystérieuse épave.

Elle a été découverte le 10 octobre dernier par Armyo Vundapa Naiken, plongeur à la Ferme marine de Mahébourg, lors d?une plongée de routine. Il a aussitôt averti Yann von Arnim, du Mauritius Museums Council et de la Mauritius Marine Conservation Society. Une première plongée est alors organisée pour tenter d?identifier la structure en bois retrouvée au fond de la mer. L?aide d?un archéologue égyptien, Ibrahim Metwalli, est sollicitée. L?équipe effectue un maximum de relevés et répertorie poulies, cordages et autres pièces en cuivre retrouvés à proximité. Ces informations permettent aux historiens d?entamer des recherches et de monter un dossier comprenant des références aux navires qui auraient sombré dans cette zone.

Les recherches, initialement limitées aux abords immédiats de l?épave, ont permis de remonter des objets de valeur historique : un bol en porcelaine ainsi que des fragments, datant du début du 19e siècle.

Les plongeurs ont ensuite étendu la zone de recherches. De nombreux objets ont pu être éparpillés lors du naufrage, il y a 200 ans. Ainsi, d?autres pièces, telles une assiette en étain et de la vaisselle en porcelaine ont été retrouvées. Plus surprenant encore, des ossements, vraisemblablement d?animaux, ont été découverts dans la vase. Ce nouvel élément serait une indication que l?épave pourrait être celle du Coureur, goélette française impliquée dans le trafic d?esclaves, qui a sombré le 3 mars 1821.

Les observations indiquent que l?épave serait un deux-mâts du XIXe siècle. Les verrous de sécurité ou le revêtement cuivré de certaines pièces font penser au Sirius et à La Magicienne, deux navires échoués en 1810.

Publicité