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Tous les malheurs...

1 avril 2004, 20:00

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<B>LOUIS</B> Pierre-Louis se déplace avec beaucoup de peine dans un des appartements de la National Development Housing Company (NHDC), à La Tour Koenig.

C?est à la suite de complications liées au diabète que le médecin lui a amputé une jambe. En effet, une petite blessure à l?orteil lui a eu cette conséquence malheureuse. Depuis, il se déplace à l?aide d?une béquille et est dans l?impossibilité de travailler. C?est à cause de son handicap que sa vie est devenue un véritable enfer.Et ce n?est pas fini, il risque d?être expulsé de son appartement de la NHDC..

La péripétie commence en 1999. Louis Pierre-Louis tombe malade après s?être une blessé au pied. Après un séjour à l?hôpital,, les médecins lui annoncent la mauvaise nouvelle. Il faut lui amputer la jambe. C?est le début du cauchemar pour cet ancien liftier. Il est obligé d?abandonner son travail. C?est la catastrophe pour la famille qui doit chaque mois payer l?appartement.

Quelques semaines plus tard, la famille Pierre-Louis se retrouve, comme prévu, dans des difficultés financières. ?J?ai envoyé une lettre à la NHDC pour demander un délai en faisant mention de mon problème. Ils avaient accepté?, raconte l?unijambiste. L?Etat lui verse une pension mais c?est insuffisant pour subvenir aux besoins de sa famille et pour payer ses dettes. D?autant plus que sa femme ne travaille pas.

<B>Poursuivi pour non-respect de contrat</B>

Au bout de quelque temps, la situation de la famille s?aggrave. La pension qu?il reçoit est suspendue temporairement. ?Un médecin de l?Etat devait déclarer que je suis capable de travailler malgré que j?avais perdu une jambe. Je ne savais pas quoi faire?, dit-il avec beaucoup de tristesse dans la voix.

Il n?était pas au bout de ses peines. La NHDC le poursuivra en cours pour non-respect du contrat, à la fin du délai accordé. L?unijambiste fait ainsi le va-et-vient entre le tribunal et sa demeure. Lors de sa dernière comparution en cour, en début d?année, Louis Pierre-Louis passera un mauvais moment.

?J?avais payé un taxi pour m?emmener à la cour le matin. Je n?avais pas eu de place car la cour était remplie. Quand l?huissier a appelé mon nom je me suis mis debout complètement à l?arrière, mais il ne m?a pas vu et je ne sais pas ce qui s?est passé. J?ai peur de perdre mon appartement.?

L?ancien liftier souligne qu?il n?a pas les moyens de prendre un homme de loi car sa femme ne travaille pas et il a trois enfants, âgés respectivement de 7 ans, 10 ans et 12 ans. Il sollicite l?intervention du Premier ministre, Paul Bérenger et des députés de la circonscription pour lui venir en aide.

Bien qu?il n?ait pas encore été expulsé de son appartement, il craint de l?être bientôt. ?Où est-ce que mes enfants iront dormir ? Il est vrai que j?ai des proches qui peuvent m?abriter, mais pour combien de temps ? Je lance un appel au gouvernement.?

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