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Tourisme : un ?Label Welcome to Madagascar ?
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Tourisme : un ?Label Welcome to Madagascar ?
Trente et un prestataires touristiques peuvent désormais se vanter d?exceller dans la qualité. Sur 83 établissements participants, seuls 31 ont reçu le certificat ?Label Welcome to Madagascar.? Ce label se veut une référence en matière de qualité au niveau des prestataires touristiques malgaches.
Le projet a porté sur les 13 principaux métiers du tourisme, à savoir les activités physiques et sportives en pleine nature telles que les randonnées en montagne, les agences de voyages et les tours opérateurs, les compagnies d?aviation, la restauration, les tables d?hôte, la plongée sous-marine, la location de voitures?
Vololona Ravoajarison, vice-président exécutif de la Jeune chambre internationale (JCI), affirme que les normes sont mondialement reconnues. ?Pour chaque métier, nous avons établi une liste comportant jusqu?à 120 critères, tous selon les normes internationales?.
Elles ont été suggérées par l?expert technique du projet, à savoir le groupement des opérateurs touristiques de Madagascar (Go To Madagascar). La remise officielle des certificats a eu lieu, vendredi, dans les locaux de la Chambre de commerce d?Antananarivo dans une ambiance ?soirée tropicale.?
Les grands noms du tourisme y étaient présents. Le ministre du Tourisme et de la Culture, Jean Jacques Rabenirina, a qualifié l?événement de ?grand pas?. Laurent Rajaonarivelo, vice-président de la CCIAA a insisté sur la pertinence d?une telle initiative, ?la labellisation marquera le décollage du tourisme et sa contribution au développement économique par la création d?emplois et l?augmentation des revenus.?
Sonja Ranarivelo, présidente de Go To Madagascar, a rassuré les non-labellisés : ?les échecs permettent de déceler les faiblesses à éliminer.? Cette remise de certificats s?inscrit dans le cadre de la deuxième phase du projet, la troisième étant le suivi et le contrôle des établissements labellisés ainsi que l?accompagnement des non-labellisés.
Outre l?identification des prestataires soucieux de la qualité, le projet aura également permis de mettre à jour les points faibles du tourisme malgache. La plus flagrante est l?absence de véritable documentation sur les potentiels touristiques de la Grande Ile. Certains détails sont ainsi apparus. ?La non-conformité des prix affichés et appliqués ou la faiblesse de l?autoévaluation des entreprises elles-mêmes sont autant de points faibles que nous avons recensés?, remarque Vololona Ravoajarison.
Mariette Andrianjaka, propriétaire d?une table d?hôte éponyme, n?a pas caché sa surprise à l?annonce de son nom. ?Je ne m?y attendais pas, mais je pense que cela reflète une expérience de 45 ans dans le métier?. La plupart des labellisés ont assisté à la cérémonie.
Citons entre autres, l?hôtel Soanambo de Sainte-Marie, le croisiériste Madavoile et les parcs privés comme Croc farm.
Les lauréats pourront jouir de leurs ?Label Welcome to Madagascar? pendant trois ans avec un risque de retrait si des cas de non-respect des critères sont observés.
L.?express de Madagascar
● CARBURANT. Légère baisse des prix. L'événement est trop rare pour passer inaperçu. Pour la première fois, depuis le début de l'année, les prix des carburants sont révisés à la baisse. Du moins dans les stations-service Galana et Shell. Des changements d'une portée significative mais encore insuffisants pour retrouver le niveau des prix de la belle époque. Ainsi, chez Galana et Shell, l'essence tourisme revient désormais à 8 700 Fmg le litre contre 8 990 depuis la fin du mois d'octobre où la ?concurrence? des prix entre les distributeurs de carburants a été déclarée.
Le supercarburant s'achète à 9 900 Fmg, le gas-oil à 7 400 et le pétrole lampant à 5 100. En général, les réductions des prix ont été comprises entre 180 et 300 Fmg. Le gas-oil a connu la plus forte réduction avec 300 Fmg.
?La relative détente du prix du baril sur le marché international et l'appréciation du Fmg aux changes explique cette décrue des prix des carburants. Toujours est-il que, compte tenu de la tension persistante au Moyen-Orient et dans le Golfe persique, cette tendance à la baisse est d'une précarité sensible?, note un analyste financier.
Il se peut que dans les prochaines heures, Total et Jovenna s'alignent aux nouveaux prix affichés par Shell et Galana. Cette fois-ci, l'Etat ne peut reprocher Galana de s'adonner à ?la concurrence déloyale?. C'est lui-même qui a ?totalement? libéralisé le secteur pétrolier, le 1er juillet 2004.
● DIPLOMATIE. Fermeture de l?ambassade britannique. Londres vient de prendre une décision historique. Pour des ?raisons stratégiques?, le gouvernement britannique décide de la fermeture de son ambassade à Madagascar avant la fin de l?année 2005. La représentation britannique s?est empressée de préciser qu?une telle décision ?n?a rien de politique.? Cette initiative respecte le ?changement de stratégies et de priorités? du gouvernement britannique, selon l?explication du Foreign Office, le ministère des Affaires étrangères britanniques.
Cette réorganisation entre dans le cadre d?un recentrage budgétaire pour ?libérer des ressources financières? au profit de la lutte contre le terrorisme et le combat contre les crimes internationaux.
Huit pays dans le monde sont concernés par cette décision. Mais pour Madagascar, cette décision sera lourde d?implications. L?ambassadeur britannique en poste, Bryan Donaldson, constitue l?un des appuis précieux du régime en place dans le concert des relations internationales. Avec le départ du chef de la délégation de l?Union européenne, Pierre Protar et de l?ancien directeur des opérations de la Banque mondiale, Hafez Ghanem, le régime perd un à un ses fervents défenseurs. À partir de 2006, la Grande-Bretagne n?aura plus qu?un consulat honoraire à Antananarivo, coiffé par un haut commissariat à Maurice.
L?express de Madagascar
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