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Tourisme, la clé du développement
Le tourisme est un élément majeur de survie pour de nombreux petits états insulaires. Mais les menaces persistent, comme le fait remarquer le ministre du Tourisme mauricien, Anil Gayan. Dawid de Villiers, secrétaire général adjoint de l?Organisation mondiale du tourisme (OMT), est, pour sa part, catégorique : le tourisme est la clé du développement pour la plupart ou même la totalité des petits états insulaires en développement (PEID).
Parallèlement à la session plénière de la conférence internationale sur les PEID, l?OMT a tenu une rencontre pour discuter de l?impact du tourisme sur les économies de ces pays. Parmi les participants, le ministre Anil Gayan et des représentants d?autres ?paradis touristiques? tels les Seychelles ou la République dominicaine.
Dawid de Villiers reconnaît que le tourisme apporte du positif mais aussi du négatif. Il contribue à la création de richesses mais il peut aussi provoquer pollution et déstabilisation sociale. Comment trouver un équilibre ? Pour le secrétaire général adjoint de l?OMT, le tourisme ?peut créer des ponts entre les peuples et contribuer à la protection de la bio-diversité?.
Solution la moins perturbatrice, le tourisme représente aujourd?hui une des rares possibilités de développement durable pour les PEID. Il permet d?arriver à un juste équilibre entre les objectifs économiques, sociaux et environnementaux. Il peut contribuer à la croissance d?autres activités comme l?agriculture, la pêche, les services, les transports, etc. Pour des pays comme les Maldives, les recettes du tourisme représentent 49,8 % du produit intérieur brut, 34,9 % pour les Bahamas, 18,5 % pour les Seychelles et 13,4 % pour Maurice, entre autres.
L?OMT fait ressortir que les arrivées touristiques n?ont jamais été aussi bonnes qu?en 2004, enregistrant une progression de 10 %, après les années ?les plus difficiles?, de 2000 à 2003. Pour Dawid de Villiers, cela prouve bien que le tourisme est une industrie solide.
Espoir
Anil Gayan est lui aussi catégorique. Mais il aurait plutôt tendance à prendre à contrepied Dawid de Villiers. Et il le reconnaît : ?Je suis moins optimiste que les autres.? Tsunamis, catastrophes ou encore manque d?investissements étrangers directs, des menaces pèsent sur le tourisme dans les PEID. Beaucoup plus que dans de grands pays touristiques comme la France, l?Italie ou l?Espagne, selon le ministre mauricien. Ce tableau peu reluisant est encore plus assombri, selon Anil Gayan, par les médias. ?Les médias doivent être plus prudents dans leur traitement du sujet?, exhorte le ministre du Tourisme et des Loisirs.
Mais, pour l?OMT, il y a de l?espoir. Le tourisme est une industrie qui tient le coup et le nombre de voyageurs au niveau mondial augmente chaque année. Pour accroître leurs parts de marché, les PEID devraient se regrouper et intégrer l?OMT, par exemple. Un observatoire pour le tourisme des PEID est même proposé. La plupart de ces pays sont encore hors de l?organisme. Leur croissance annuelle moyenne reste moins importante que celle de la minorité qui en est membre, dont Maurice. Un élément significatif?
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