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Tony Blair envisage un mini-sommet pour la paix
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Tony Blair envisage un mini-sommet pour la paix
Le premier ministre britannique, Tony Blair, s?est rendu en Israël et dans les territoires palestiniens, où il a tenté de finaliser son projet d?une mini-conférence sur le Proche-Orient prévue pour début 2005 à Londres. Il veut convaincre les dirigeants israéliens d?y assister. La paix au Proche-Orient est une ?priorité personnelle?, répétait-il ces derniers mois.
Blair, le premier haut dignitaire étranger à se rendre au Proche-Orient depuis la mort de Yasser Arafat, le 11 novembre, devrait rencontrer le premier ministre israélien, Ariel Sharon, et le chef de la diplomatie, Sylvan Shalom, ainsi que le premier ministre palestinien, Ahmed Qoreï, et Mahmoud Abbas, le successeur de Arafat à la tête de l?Organisation de libération de la Palestine (OLP), favori de l?élection présidentielle palestinienne du 9 janvier.
<B>Nouvelle direction palestinienne</B>
La presse britannique a récemment rapporté l?intention de Blair d?inviter les dirigeants palestiniens et israéliens ainsi que des officiels américains, européens et arabes à participer à une conférence de paix après les élections palestiniennes, comme le prévoit la ?feuille de route?, le dernier plan international en date de résolution du conflit israélo-palestinien. Mais Israël a fait savoir qu?elle ne participerait pas à ce que les médias britanniques préfèrent maintenant désigner comme une ?rencontre?. Ladite rencontre devrait donc se limiter à discuter des réformes administratives et sécuritaires que la nouvelle direction palestinienne compte mettre en place ainsi que du soutien logistique et financier que lui apporteront les Européens et les Américains.
La visite de Blair intervient dans la foulée de déclarations affirmant son engagement à trouver une solution au conflit israélo-palestinien, qu?il perçoit, avec une stabilisation en Irak, comme la clé de la paix au Proche comme au Moyen-Orient. Le premier ministre britannique et son très proche allié américain, George Bush, s?étaient mis d?accord, peu après la réélection de ce dernier à la présidence des Etats-Unis en novembre, sur une stratégie pour la création d?un Etat palestinien reposant, en particulier, sur une consolidation des institutions palestiniennes. Les Britanniques sont d?ores et déjà impliqués dans la réforme et la mise à niveau des services de sécurité palestiniens.
La visite de Blair, juste quelques semaines après celle du secrétaire du Foreign Office, Jack Straw, et à quelques mois de probables élections législatives en Grande-Bretagne, peut être aussi interprétée comme l?expression d?un désir d?indépendance, toutefois limité, vis-à-vis des Etats-Unis. Nombre de ses concitoyens critiquent en effet la politique étrangère de Blair, qu?ils dénoncent comme étant trop pro-américaine et qui l?aurait ainsi amené à s?engager aux côtés de Bush en Irak ou encore à soutenir son boycottage du leadership palestinien du temps de Arafat.
<B>Le bon fonctionnement de l?économie</B>
Le mini-sommet envisagé par Blair pourrait également entériner un soutien financier accru des Européens et des Américains aux Palestiniens, notamment dans la perspective d?un retrait israélien de la bande de Gaza à l?été 2005 et d?une reprise des négociations de paix. D?après le New York Times, les Etats-Unis et l?Union européenne pourraient offrir un financement de 6 à 8 millions de dollars (4,5 à 6 millions d?euros) sur quatre ans, si les Palestiniens s?engagent à mettre au pas les groupes armés et si Israël lève les bouclages militaires en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, qui entravent le bon fonctionnement de l?économie palestinienne. La Banque mondiale, dont le président, James Wolfensohn, arrive lundi dans la région, a ainsi appelé les Israéliens, dans un communiqué publié dimanche, à ?mettre fin au système de restrictions à la liberté de mouvement des biens et services palestiniens? en vigueur depuis le début de l?Intifada, fin 2000. L?organisation internationale estime que ces bouclages sont à l?origine de la crise économique qui frappe les territoires, où plus de 50 % de la population vivent aujourd?hui sous le seuil de pauvreté.
La Banque mondiale invite aussi les Palestiniens à ?combattre la violence et -à- imposer l?ordre et la loi? tout en créant un environnement propice aux investissements étrangers. Une fois ces conditions en place, la Banque mondiale se dit prête à organiser une conférence des donateurs et à leur demander d?accroître leur aide annuelle pour qu?elle atteigne 930 millions de dollars, soit une augmentation de plus de 100 millions de dollars. - (Intérim)
SURVEILLANCE DES ORGANISATIONS TERRORISTES
<B>Blair gagne un vote important en faveur des ?ID Cards? </B>
■ Le projet de rétablissement de la carte d?identité au Royaume-Uni défendu par Tony Blair a franchi une étape importante lundi au parlement. Les députés de la Chambre des communes ont donné leur accord de principe sur le texte par 385 voix contre 93, plus de cinquante ans après la suppression des «ID cards» par Winston Churchill. Le projet de loi présenté par l?ancien ministre de l?Intérieur David Blunkett, qui a démissionné le 15 décembre en raison d?un scandale, sera maintenant examiné plus en détail avant un vote définitif. Tony Blair estime que le rétablissement des cartes d?identité permettra de mieux surveiller les organisations terroristes, l?immigration clandestine et le crime organisé. Le Premier ministre veut placer le dossier de la sécurité intérieure au coeur de la campagne des prochaines élections législatives, attendues en mai 2005. Dans une tribune parue lundi dans le Times, son nouveau ministre de l?Intérieur, Charles Clarke, s?est chargé de réfuter les arguments des détracteurs du projet qui dénoncent une menace pour les libertés civiles. ?Mon engagement en faveur des cartes d?identité est très fort et ne faiblira pas, essentiellement parce que je pense qu?elles aideront à apporter à tout le monde un peu plus de sécurité, sans véritable coût pour les libertés civiles?, a-t-il écrit. L??ID Cards Bill? a également créé quelques dissensions au sein de l?opposition conservatrice, mais le leader des Tories Michael Howard a promis que son parti soutiendrait le projet: «J?ai écouté les chefs de la police et des forces de sécurité. Ils m?ont assuré que les cartes d?identité peuvent aider, et aideront leurs efforts visant à protéger les vies des citoyens britanniques contre les actes terroristes», a-t-il dit dans une tribune publiée lundi par le Daily Telegraph.
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