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Terriblement dépités?
À MALAKOF, patelin situé à quelques mètres du village de Trois-Boutiques, les habitants ne veulent plus être bernés. Trop de promesses non tenues. Ils veulent que leurs enfants puissent profiter des infrastructures sociales et sportives dans les meilleures conditions pour s?épanouir.
?Si nous n?avions pas construit un club dans ce village par nos propres moyens, nous n?aurions jamais pu participer à certaines activités?, fait remarquer Alain Charles, un habitant âgé d?une cinquantaine d?années.
Selon Mike Galante, les routes qui n?ont pas été asphaltées pendant de nombreuses années et qui se trouvent dans un état lamentable sont la preuve d?une situation déplorable et qui perdure. ?Bisin arrête prend nou pou ban imbéciles. Nou pas pé demande privilèges. Nous pé demande qui nou gagne même facilités qui les autres l?endroits?, soutient Nicolas Galante.
Mike explique que pendant la saison pluvieuse, les enfants éprouvent beaucoup de difficultés pour se rendre à l?école. ?Dépi mo zenfants, mo habite ici. Zamais mo fine trouve asphalté la route par ici?, explique Alain Charles.
Pour avoir un peu de distractions, les habitants de Malakoff doivent aller au centre communautaire de Plein-Bois pour jouer au foot. ?Il y a un énorme potentiel ici, mais aucun encadrement. Et dire que dans le passé, cet endroit a contribué à faire triompher les couleurs du pays?.
Pour Catherine Galante, mère de famille, la présence des animatrices attachées au ministère de la Femme pour des cours de formation en art culinaire ou pour des cours sur l?artisanat à Malakof ou dans le centre communautaire à Plein-Bois, aurait été d?une grande aide pour les ménagères. ?Nous pourrions ainsi occuper notre temps libre et éventuellement trouver un emploi.?
En ce qui concerne les enfants non scolarisés, Mike ayant déjà bénéficié, d?un stage en alphabétisation, veut les aider à intégrer la société. Mais faute d?endroit pour les réunir, il tarde à aller de l?avant avec son projet. ?En attendant, ces enfants sont sans orientation?, observe Mike.
Un trop plein d?énergie
Tout comme les recalés du système d?éducation, les autres enfants du quartier ne sont pas gâtés. Ils sont contraints de donner libre cours à leur trop-plein d?énergie sur des terrains inoccupés ou dans les rues, en l?absence d?un lieu approprié. Mais ils sont constamment perturbés par les véhicules qui passent. ?Nos enfants sont condamnés à évoluer dans des conditions difficiles,? fait remarquer Catherine Galante.
En ce qui concerne la sécurité routière, les habitants de Malakof sont très inquiets : les autobus desservant cette ligne roulent dangereusement sur la route principale.
L?obscurité qui règne dans ce quartier en l?absence de lampadaires est devenu est une autre source d?irritation pour ceux qui veulent se déplacer le soir. ?Je ne comprends toujours pas les motifs derrière l?indifférence de nos élus?, déclarent Mike et Nicolas Galante.
Les habitants de Malakoff ont le sentiment que ce patelin ne reçoit pas la même considération que d?autres villages de la région du fait qu?il tombe sous la juridiction du village de Trois-Boutiques. ?Nous souhaitons que tout cela change avec la municipalisation?, disent-ils.
?Nous avons déjà attiré l?attention de nos élus sur nos problèmes. Ils font toujours la sourde oreille. Ni nos députés ni le secrétaire parlementaire ne viennent ici. Nous les attendons de pied ferme. Avec les élections municipales, ils vont certainement revenir. Une chose est sûre. Ils n?auront pas la vie facile?, préviennent les habitants.
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