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Terres de la cybercité : ultime sursis avant la saisie
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Terres de la cybercité : ultime sursis avant la saisie
Ils ont obtenu des terres en location à Ebène mais n?ont pas encore mis en chantier leur projet. Ces retardataires bénéficient d?un dernier délai, de trois à six mois, avant la saisie pure et simple du terrain.
Au nombre de 15 environ, ces compagnies ont eu des lopins de terre à bail. Certaines, il y a déjà plus de deux ans. Et aujourd?hui, au lieu d?abriter des immeubles, ces terrains sont envahis par les mauvaises herbes. Pourtant, le contrat prévoyait que les travaux démarreraient dans l?année qui suivait la signature.
Du côté de Business Parks of Mauritius Ltd (BPML), propriétaire de la cybercité d?Ebène, l?on estime qu?une telle situation ne peut plus être tolérée. D?autant que la demande d?espace de la part des opérateurs pour la cybercité est grandissante.
Comme annoncé par l?express dans l?édition du 26 juin, la menace de la saisie des terres est brandie de manière très sérieuse. Mais avant de l?exécuter, la nouvelle direction de BPML, qui est entrée en service le 1er juin, a décidé d?accorder un ultime sursis aux retardataires.
?Nous les convoquons un à un pour qu?ils nous expliquent leur retard. Si leurs projets sont toujours d?actualité, nous leur intimons d?aller de l?avant dans un délai de trois mois. Dépendant de la nature du projet, certains ont un maximum de six mois. Nous avons opté pour une certaine flexibilité?, explique Dharam Naugah, président exécutif de BPML.
Le propriétaire de la cybercité s?en tiendra à cela. Une fois ce délai expiré, il n?y aura plus de seconde chance. ?Nous prendrons les actions qui s?imposent et qui sont long overdue?, promet Dharam Naugah.
Une vingtaine d?arpents a ainsi été paralysée jusqu?à l?heure. Pour le président de BPML, la cybercité devrait être devenue un grand chantier dans trois à quatre mois.
Une campagne de saisie de terres avait déjà eu lieu en 2006 lorsque BPML se trouvait sous la présidence de Chand Bhadain, alors président exécutif. BPML avait ainsi repris possession de 15 arpents. Une dizaine de sociétés était concernée par cette action.
En parallèle, pour répondre à la demande de nouveaux espaces, BPML vient de mettre sur le marché foncier une vingtaine de lots. Une partie a déjà été allouée. Pour le propriétaire de ces terres, cette opération revêt une importance financière.
Les dettes de BPML étant d?environ Rs 1,8 milliard, selon le rapport du Fact-Finding Committee sur les finances de la compagnie déposé fin 2006, un exercice d?assainissement s?impose. Même si BPML a des actifs de Rs 4 milliards. Mais en haut lieu, l?on souhaite rentabiliser au maximum ces avoirs.
La location à bail de cette vingtaine d?arpents, qui n?avait pas encore de propriétaire il y a un mois, devrait apporter Rs 110 millions dans les caisses de la compagnie propriétaire de la cybercité d?Ebène à la signature de ces baux.
La politique établie et mise en pratique depuis quelques années prévoit en effet que lorsqu?une compagnie obtient un arpent de terre dans la cybercité en location, elle doit s?affranchir d?un premium de Rs 5 millions en sus d?une location annuelle de Rs 300 000.
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