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Terrains vagues, y en a ?mare?
Des rats, des moustiques, des cadavres de chiens morts jetés dans des terrains en friche à Surinam et à Riambel et les odeurs qui en émanent voilà ce que doivent endurer les familles qui habitent cette région. Ils craignent la prolifération du chinkungunya.
?J?ai un bébé. Il est temps de sévir contre ces propriétaires de terrains sans scrupules?, explique une mère de famille dans une lettre adressée aux autorités concernées.
?Other people in the nearby region throw all sorts of waste, dead bodies of stray dogs in the bushy areas thus leading bad smell and consequently attract mosquitoes ands creating lots of disturbance. All the issues raised above prove to non hygenic for my child as well as for other people living in the surroundings?, écrit l?auteur de cette lettre.
Il n?y a pas que cette mère de famille. Francine, d?origine mauricienne, est partie faire ses études en Angleterre pendant plus d?une quinzaine d?années. Elle est retournée au pays et s?est s?installée définitivement dans cette région avec sa famille, où elle a fait construire sa maison .
Elle caressait le rêve d?y vivre tranquillement mais elle a vite déchanté. Sa cour, pourtant défendue par une clôture métallique, constamment envahie par des rats, des chats et des chiens qui viennent rôder sur le terrain avoisinant, abandonné depuis plus d?une année. Le propriétaire de ce terrain, établi en France, a demandé à un de ses proches de jeter un coup d??il de temps en temps sur son terrain. ?Je ne comprends pas comment on peut investir des sommes importantes pour faire l?acquisition d?un terrain et ne pas employer une personne pour nettoyer son régulièrement?, s?interroge cette femme.
Laisser-aller
Elle pense que le conseil des districts doit servir une notice et donner un délai ne dépassant pas un mois aux propriétaires qui n?obéissent pas aux lois et de les sanctionner s?ils n?obtempèrent pas dans un délai de trois mois. ?Il y a trop de laisser-aller. D?où cette situation qui n?est pas limitée à cette seule région d?ailleurs?, déplore cette quinquagénaire .
Anil Baichoo, ministre de l?Environnement a donné des directives aux policiers attachés à son ministère pour sévir contre les propriétaires qui ont abandonné leurs terrains à travers l?île Ceux identifiés comme tels du 1er janvier au 12 mars s?élève à 486 . ?Nous allons renforcer la loi pour que chacun prenne ses responsabilités. Les terrains en friche constituent une vraie menace pour la sécurité des gens et plus particulièrement le soir.? Ramesh Basenoo, le président conseil des districts de Grand-Port- Savanne a laissé entendre que des discussions a sollicité l?intervention des officiers du Farmers Service Centre de Plaisance et ceux de l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU) pour faire un relevé des terrains en friche dans la région du sud. ?En l?absence d?un cadastre fiable, il nous est difficile d?effectuer ce travail de manière méthodique, mais nous le ferons pour savoir où nous en sommes et nous prendrons des actions là où ce sera nécessaire?.
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