Publicité

Tentative de meurtre au port : un marin indonésien passe aux aveux

29 février 2012, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Tentative de meurtre au port : un marin indonésien passe aux aveux

Un marin indonésien a avoué avoir agressé le gardien Jean-Marc Ravina, dans la soirée du lundi 27 février au port de pêche de Trou-Fanfaron. L’agresseur et un de ses compatriotes ont été placés au centre de détention d’Alcatraz.

Leur victime les aurait menacés avec un couteau. C’est ce qui a poussé un groupe d’une vingtaine de marins indonésiens à s’acharner sur Jean-Marc Ravina, 48 ans, vigile du port de pêche de Trou-Fanfaron, dans la nuit du lundi 27 février. L’habitant de Baie-du-Tombeau a reçu plusieurs coups sur le corps. Les renforts n’ont pu que transporter Jean-Marc Ravina à l’hôpital. Il se trouve toujours à l’unité des soins intensifs de l’hôpital Dr A. G. Jeetoo.

Selon les aveux de War Yadi, l’un des agresseurs, qui travaille à bord du Woen Dar 106, la rixe a débuté lorsque le vigile — en état d’ivresse, allègue-t-il — a menacé ses collègues et lui-même, également ivres, avec un couteau. Il a expliqué aux limiers de la Criminal Investigation Division (CID) du Port qu’ils ont arraché le couteau de la victime pour le remettre à deux policiers lorsque ces derniers se sont présentés devant la grille du port de pêche.

Les choses ont détérioré lorsque l’un d’entre eux a frappé le vigile. Ce dernier a répliqué et toute la bande s’est jetée sur lui pour le rouer de coups. Les deux policiers ont vainement tenté de s’interposer mais face au nombre de marins, c’était quasiment impossible. Grâce aux témoignages des deux policiers de service, deux marins, dont War Yadi, ont été interpellés le mercredi 29 février.

War Yadi, 24 ans, et Juminto Anton, 29 ans, ont été placés en détention au centre d’emprisonnement des Casernes centrales, dit d’Alcatraz. Ils seront inculpés devant le tribunal de Port-Louis ce jeudi 1er mars sous une accusation provisoire de tentative de meurtre.

Au domicile des Ravina, à Résidence St-Malo, Baie-du-Tombeau, les proches du blessé tentent vainement de trouver une explication concernant ce drame. « Nous n’arrivons plus à dormir et prions, tous les jours, pour qu’il puisse récupérer », confie Angeline, une cousine de Jean-Marc Ravina. Selon elle, la victime est loin d’être une personne qui chercherait des ennuis pour rien. « Je ne comprends pas de ce qui a pu se passer », ajoute-t-elle.

Père d’une fille de 16 ans, Jean-Marc Ravina est un marin mais comme il n’arrivait pas à trouver du travail, il s’est reconverti en vigile. Selon ses proches, depuis son plus jeune âge, il a fait de son métier sa passion. « Son travail est plus qu’un gagne-pain pour lui. Cela a toujours été un plaisir pour lui de prendre la mer », pleure Angeline Ravina.

Publicité