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Têtes bouillonnantes
L?entête d?une lettre pour perpétuer la mémoire. Au bout du ?conte? la parole s?impose. Les mots résonnent, tourbillonnent? Au troisième tics, l?horloge s?arrête. On reste pendu aux mots des paroliers. L?oralité de l?art expire. Respire.
Les contes exposés par les quatre voix, Léone Louis, Yannick Nanette, Gaëlle Tossé et Norbert Planel évoquent le début d?un tout. Au commencement du monde sous une grande paillote pour terminer la session. Et l?origine de la fraise «qui a le goût de la réconciliation» pour entretenir la passion.
De la brosse coco d?une «grand-mère», aux quatre cocos de Raman et Rameen jusqu?à la carte postale d?Irina de Kaboul. Ces conteurs ont le «coco» qui bouillonne. Entre les contes, Nikola Raghoonauth fait le compte avec sa prose qui capte notre âme pour laisser entrer le souffle des phrases. Que du bonheur.
Les conteurs ont réadapté des contes de l?océan Indien, en leur donnant une autre couleur. Ils évoluent dans l?urgence de dire avec des improvisations qui ne modulent point l?ossature de l?histoire. La musique enveloppe les mots dans un emballage artistique pour affirmer que le conte dépasse le cap minimaliste que bon nombre pense tout bas. « Il faut trouver une manière de faire du bruit.» Que la voix explose.
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