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Syndicat : la FSSC félicite SAJ
La Fédération des syndicats du service Civil (FSSC) ajoute son grain de sel dans le conflit opposant le président de la République, Sir Anerood Jugnauth (SAJ) au Premier ministre, Navin Ramgoolam. Elle accueille favorablement la décision de Sir Anerood Jugnauth de rejeter le nom d?un syndicaliste proposé par le gouvernement pour siéger au conseil d?administration de la Public Service Commission (PSC).
Dans une lettre adressée au chef du gouvernement, Tulsiraj Benydin et Sondress Sawmynaden, respectivement président et secrétaire de la FSSC, précisent leur position. Ils affirment que la FSSC n?est pas toujours d?accord avec la façon dont le président de la République administre les affaires du pays. Mais dans ce cas précis, ils estiment que ce dernier a agi dans ?l?intérêt supérieur de la fonction publique en rejetant la candidature de Nurdeo Lutchmunroy, ancien président du Mauritius Labour Congress?. Pour eux, ce poste doit être occupé par un syndicaliste-fonctionnaire d?expérience.
La fédération soutient aussi que les fonctionnaires ont été déçus d?apprendre que le nom d?un syndicaliste qui n?est pas ?familier avec les rouages du système? ait été proposé au président de la République. Les fonctionnaires, écrivent-ils, déplorent ce choix.
La FSSC déclare que la population a élu le Premier ministre sur la base des changements proposés dans le manifeste électoral de l?Alliance sociale. Elle ajoute que la majorité des fonctionnaires ont approuvé le ?bizin changement?. Mais la fédération ne se dit pas partie prenante de toute action qui risque de ?ternir l?image de la fonction publique?.
Les syndicalistes estiment que le Premier ministre a été mal conseillé sur ce dossier et cela ?risque d?envoyer un mauvais signal à la population parce qu?elle attend que le Premier ministre tienne ses promesses et apporte des changements dans les cent jours?. Pour eux, le Premier ministre doit être sur ses ?gardes? et veiller à ce que les changements soient positifs. Au cas contraire, cela risque de déclencher une ?tension sociale? inutile. La FSSC déplore aussi l?absence de consultation sur le dossier. Elle réclame une rencontre avec le Premier ministre.
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