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Sucre : centralisation compromise

24 mai 2007, 00:00

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La fermeture projetée des usines de Mon-Loisir, Mon-Trésor et Riche-en-eau est toujours en suspens. Le contentieux au sujet d?une demande du gouvernement pour obtenir de 1 500 à 2 000 arpents de terre des sucriers n?a toujours pas été réglé. À une semaine de l?échéance du 31 mai, l?absence de progrès sur le dossier compromet la centralisation qui, du reste, est vitale pour la suite de la réforme sucrière dans son ensemble.

?Il n?y a toujours pas de développement. Le ministre Arvin Boolell n?est pas au pays. Si la situation n?évolue pas avant le 31 mai, les usines Mon-Trésor et Riche-en-Eau se retrouveront dans des sérieuses difficultés car elles ne sont pas prêtes pour entamer une nouvelle coupe. Elles n?ont pas fait de maintenance et, techniquement, elles ne pourront pas opérer. Elles devront toutefois payer leurs travailleurs?, explique Jean Li, le directeur de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA).

Selon lui, l?arrêt des opérations des usines était programmé depuis plusieurs années dans le cadre d?un programme de centralisation.

Les producteurs s?opposent à l?idée de céder des terres au gouvernement. Ils estiment que les autorités changent les règles du jeu en cours de route.

?L?État a besoin de terres?

Cader Sayed-Hossen, président de la Commission de démocratisation de l?économie, conteste ce point de vue. Il a affirmé, lors de l?émission ?Controverse? sur Radio One, hier : ?Nous avons eu des discussions informelles autour de la question avec la MSPA depuis plus d?un an. Même si ce n?est que maintenant que la requête formelle a été faite.? Il soutient que la demande est tout à fait justifiée car, argue-t-il, l?État a beaucoup contribué pour assurer le développement de ce secteur.

?Il est tout à fait normal que l?industrie sucrière prenne en charge une partie du développement national. L?État a besoin de terres pour développer des infrastructures sociales, dans les régions rurales en particulier. Nous avons aussi besoin de terres pour développer une agriculture hors sucre à valeur ajoutée et axée sur l?exportation. Les planteurs et les laboureurs qui seront mis à la retraite devront pouvoir s?adonner à des activités économiques viables.?

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