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?STRATEGY PAPER?

11 janvier 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les discussions pour trouver un consensus sur le strategy paper ressemblent à une course contre la montre. Chaque virgule est négociée, chaque mot ou tournure de phrase est soupesé. En attendant, le temps presse et il faudra respecter les délais, ne cesse de rappeler Dan McKay, le président du main committee chargé de rédiger ce document. Celui-ci définira la nouvelle stratégie pour le développement durable des petits Etats insulaires en développement (PEID ou Sids). Si la Déclaration de Maurice est politique, le strategy paper devra donner une série de mesures concrètes. Tous deux naîtront de la Réunion internationale de Maurice sur les petits Etats insulaires qui se tient jusqu?à vendredi.

Outre les divergences sur les préférences commerciales qui demeurent non résolues, d?autres points de désaccord sont apparus.

La question du changement climatique risque d?être une pierre d?achoppement. Les petits Etats insulaires veulent en effet inclure dans le document de stratégie une résolution pour que la communauté internationale s?engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre, en privilégiant notamment l?utilisation de l?énergie renouvelable et écologique.

Ils souhaitent que l?accord de Kyoto sur cette question soit ratifié et qu?il entre enfin en vigueur. Des pays comme la Russie s?y opposent. Certaines délégations, surtout celles venant des îles du Pacifique, tiennent à c?ur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Avec le réchauffement de la planète, le niveau de la mer monte et elles se sentent les premières menacées.

Lors d?une réunion séparée de l?association des îles indépendantes proposée par l?ambassadeur de Maurice aux Nations unies Jugdish Koonjool, ce dernier a demandé aux pays membres de faire preuve de pragmatisme. Certains partenaires des pays développés, même s?ils sont réceptifs aux préoccupations des petites îles, ne voudront pas qu?on parle d?une réduction des émissions de gaz. Il faudra se battre pour obtenir des avancées. Mais le plus important, c?est que la conférence ne soit pas un échec, a-t-il fait comprendre en substance.

En attendant, Jugdish Koonjool, porte-parole du G77 ? groupe des pays en développement ? au sein du main committee, a obtenu que l?on ajoute un paragraphe spécifique sur la nécessité de créer des systèmes d?alerte en cas de catastrophe naturelle ou environnementale.

Tergiversations

Le financement du programme d?action pour aider les petits Etats insulaires à avoir un développement durable est aussi une source de tergiversations. Si les petites îles réclament des fonds additionnels accrus et dédiés, certains pays développés ne veulent pas en entendre parler.

Pourtant, comme l?a fait ressortir Jugdish Koonjool, l?accès aux ressources financières est l?élément crucial. S?il n?y a pas un engagement ferme sur cet aspect, dans dix ans, on discutera encore des mêmes choses dans une autre conférence similaire, a déclaré l?ambassadeur mauricien.

La question des préférences commerciales demeure également en suspens. La délégation des Etats-Unis a fait comprendre qu?elle pourra faire connaître sa position ce matin, à cause du décalage horaire. Les petits Etats insulaires réclament le prolongement des préférences et demandent une compensation financière pour les pertes qu?occasionne l?érosion des préférences. On peut rêver.

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