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Steven Obeegadoo déplore une trop lente bureaucratie

28 octobre 2004, 20:00

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Les problèmes des établissements secondaires publics sont souvent liés à une trop lente bureaucratie. C?est une constatation du ministre de l?Education, Steven Obeegadoo. Il l?a partagée, hier, au Domaine Les Pailles, lors d?un séminaire à l?intention des 67 recteurs des collèges publics.

Cette rencontre visait à préparer la rentrée ?cruciale? de janvier 2005, lors de laquelle le ministère introduira la scolarité obligatoire jusqu?à 16 ans. Au programme : identifier les problèmes, remédier aux difficultés de la gestion des collèges et surtout, conscientiser chaque échelon de l?éducation publique à cette mesure. Cela, comme une seule équipe. La mise en place d?un système de communication à chaque niveau était aussi à l?ordre du jour.

La bureaucratie rend parfois pénible l?exécution de certaines tâches. Or, éliminer ses lenteurs est crucial pour que les collèges d?Etat introduisent sans problème la scolarité obligatoire. ?Nous avons tous des comptes à rendre, à tout niveau. Or, il est de notre devoir d?offrir une éducation de qualité à tous?, a déclaré Steven Obeegadoo devant un parterre de recteurs, hauts cadres du ministère, directeurs de zones éducatives, techniciens, ingénieurs, magasiniers et autres responsables.

Le ministre a insisté pour que les recteurs favorisent le dialogue avec les parents, le personnel et les étudiants. ?Nous avons constaté que les établissements performants sont ceux où l?association de parents d?élèves est impliquée.? La relation entre le recteur et les étudiants doit également être privilégiée. Il suggère à chaque collège de mettre sur pied un conseil des étudiants et de tenir une assemblée au moins une fois par semaine. ?J?ai été étonné quand j?ai appris que des collèges n?en avaient pas?, a affirmé le ministre.

Steven Obeegadoo s?était mis pour l?occasion dans la peau d?un enseignant. Pas particulièrement sévère, mais aimant que les choses soient vite et bien faites.

L?exercice d?hier était une première. D?autres séminaires similaires auront lieu dans les semaines à venir, notamment pour les maîtres d?école. L?intention du ministère est là encore de planifier le plus minutieusement possible la prochaine rentrée.

Scolarité obligatoire jusqu?à 16 ans

Avec l?entrée en vigueur de la scolarité obligatoire jusqu?à 16 ans, elle doit se dérouler au mieux. Alors qu?en 2000, 17 000 étudiants étaient admis en Form I, en 2005, les projections du ministère prévoient l?arrivée de 21 700 étudiants dans le cycle secondaire. Le taux de scolarité des enfants de 12 à 15 ans était de 80 % en 2000. Il est passé à 86 % en 2004. D?ici quatre ans, il devrait atteindre 100 %. C?est du moins le souhait du ministère.

Pour préparer la prochaine rentrée également, le gouvernement s?est lancé dans un ambitieux programme de construction de 33 collèges. Cela a naturellement causé des inconvénients divers, tels que des retards dans la construction, parfois au grand désespoir de parents et d?élèves.

Une mauvaise préparation en dernière ligne droite peut donc s?avérer désastreuse. Comme le concède le Chief Executive Officer du ministère, Dev Ruhee, ?si la planification échoue, nous planifions l?échec?. Le grand rassemblement des responsables du secteur d?hier a donc comme but ultime de créer la meilleure harmonie possible dans l?éducation publique pour tenter de garantir une bonne rentrée 2005.

L?exercice a été plutôt bien reçu par les recteurs. ?L?atelier de travail a été très bénéfique et nous souhaitons que les choses continuent dans cette voie. Cela nous a permis de mieux comprendre les lenteurs qui peuvent parfois surgir et nous de trouver des solutions?, souligne Rabindranath Naga, président de la Head Masters (Rectors) Union.

SECONDAIRE PRIVE

Le ministère n?obligera pas les collèges à créer une filière pré-professionnelle

■ L?inquiétude des collèges privés a été partiellement apaisée. Lors de la réunion de la Fédération des managers des collèges privés avec le ministre de l?Education, hier, Steven Obeegadoo a laissé entendre que les collèges privés ne seront pas obligés d?ouvrir une filière pré-professionnelle. Et ceux qui ont déjà une ne sont par contraints d?y admettre des élèves chaque année.

En revanche, le ministère va tenter de convaincre le plus grand nombre d?établissements privés de créer une telle filière. Actuellement, 55 à 60 % des collèges privés offrent déjà cette orientation, ainsi que la quasi-totalité des collèges publics. Ce nombre ne suffit cependant pas pour répondre aux besoins de la scolarité obligatoire jusqu?à 16 ans, qui entre en vigueur en janvier. L?immense majorité des enfants quittent l?école à la fin du cycle primaire parce qu?ils échouent aux examens du ?Certificate of Primary Education?. Ce sont justement eux qui seront repêchés pour aller en pré-professionnel.

Concernant l?autre exigence formulée par l?assemblée générale spéciale de la fédération qui a eu lieu lundi, à savoir la publication d?un document blanc sur la filière pré-professionnelle par le ministère, ce dernier n?a donné aucune garantie. Le ministre a toutefois affirmé se pencher sur la question. Une nouvelle réunion devrait avoir lieu mercredi. Il fournira alors une réponse aux recteurs.

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