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Steel Scrap, pour que durent les métaux

26 janvier 2005, 00:00

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Le monde en développement a faim. Fer, cuivre, aluminium, laiton, les aciéries gloutonnes en consomment. Steel Scrap, opérant à Riche-Terre, les approvisionne. Voilà 45 ans que ça dure…

Sur une décennie, la croissance a été de quelque 250 %. Les revenus se situent, maintenant, aux alentours de Rs 23 millions. L’entreprise emploie 18 personnes. Pour ce qui est du volume, Steel Scrap exporte 4 500 tonnes de ferraille, 500 tonnes de métaux non ferreux et 500 tonnes de vieilles batteries d’automobile, sans compter le papier. Les clients sont des Indiens, Singapouriens, Indonésiens, Sud-Africains et Européens.

L’entreprise est fondée en 1960, en parallèle à Eclair Batteries par un Réunionnais Raoul Techer. En 1987, son fils, Marc Techer, rachète les parts des autres actionnaires pour y apporter un nouveau dynamisme. En 1999, grâce à une croissance exemplaire, Steel Scrap transfère sa base d’opérations à Riche-Terre. Aucune publicité, ni annonce, les approvisionneurs se bousculent souvent dans cette rue de Riche-Terre pour débarquer leurs tonnes de ferraille. “C’est du bouche-à-oreille”, explique Marc Techer.

Le marché mondial s’est emballé en 2003 avec l’ogre chinois consommant les métaux par milliers de tonnes. Et l’impact est ressenti à Maurice, avec une affluence de demandes, respectées selon les moyens de Steel Scrap.

<B>Croissance exceptionnelle</B>

Du débarquement de la vieille ferraille à l’exportation, il existe trois étapes principales. La première consiste à trier le capharnaüm métallique : séparer aluminium, fer et cuivre. Aidés des chariots-élévateurs, les employés procèdent “visuellement.” Ensuite, les pièces sont coupées au chalumeau, mises en conteneur et envoyées par bateau.

Diversification interne oblige, l’entreprise s’est lancée dans le recyclage des bouteilles en plastique grâce à un accord conclu avec l’association des embouteilleurs. Ces bouteilles, achetées auprès des marchands, sont triées par propreté et couleur, pour être broyées, mises en sac et exportées. Avec le centre de Mare-Chicose, explique Marc Techer, les bouteilles sont compressées pour être enfouies, d’où les difficultés pour les trier.

De fait, Marc Techer qualifie la croissance dans ce secteur “d’exceptionnelle” dans la mesure où les 300 tonnes de plastique exportées représentent 5 % de la consommation locale.

Aux bienfaits de la croissance chinoise s’opposent les nouvelles mesures de l’Inde, principal client de Steel Scrap. Suite à une explosion mortelle provoquée par une cargaison en provenance d’Irak, les autorités indiennes ont réclamé des inspections accrues de chaque cargaison débarquée. Malheureusement, Steel Scrap se retrouve dans l’impossibilité d’exporter vers l’Inde. Mais les aciéries gourmandes, le monde en regorge…

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