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Spectaculaire retournement d?humeur : 73 % des analystes gagnés par le pessimisme
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Spectaculaire retournement d?humeur : 73 % des analystes gagnés par le pessimisme
1. Sur les perspectives économiques d?ici un an (octobre 2009), êtes-vous?
LE PESSIMISME MAJORITAIRE
Retournement d?humeur spectaculaire des analystes économiques et financiers après 23 mois d?optimisme : le pessimisme gagne 40 points pour s?établir à 73 %, légèrement en dessous du taux de 80 % enregistré en janvier 2006. L?économie mauricienne entre dans une phase difficile, car l?Europe, notre principal marché d?exportation, est durement affectée par la crise financière. Nos marchés émetteurs de touristes subissent «a devaluation of wealth», les futures commandes textiles sont incertaines, les recettes sucrières sont en baisse, les étrangers hésiteront à acheter des biens immobiliers ici, et l?assèchement global du crédit se répercutera sur l?activité bancaire offshore.
2. Quelles sont vos estimations du taux de croissance et du taux de chômage pour 2009 ?
LE CHOMAGE NE BAISSERA PLUS
Le Bureau central des statistiques vient de réviser à la baisse le taux de chômage pour l?année 2008 à 7,8 %, contre 9,6 % en 2005. Mais 77 % des analystes pensent que le chômage ne baissera pas en 2009. Une éventuelle contraction dans les industries d?exportation aura un «effet multiplicateur négatif» sur les emplois. Néanmoins, les mêmes analystes prévoient une croissance économique de plus de 5 % l?année prochaine. La croissance, qui est de 5,6 % en 2008, sera toujours entretenue par la consommation des ménages et par l?investissement privé plutôt que par l?exportation des biens et services.
3. Quelle est votre estimation du taux d?inflation d?ici un an ?
L?INFLATION A DEUX CHIFFRES
L?inflation en rythme annuel ne cesse de croître, étant passée à 9,8 % en septembre. Elle sera bientôt à deux chiffres, selon deux analystes sur trois. La moitié de l?augmentation de cet indice des prix serait due à la croissance de la consommation. D?autre part, la deuxième hausse consécutive de 20 % du coût du diesel sera répercutée sur les prix finals des produits. Enfin, la dépréciation de la roupie contre le dollar annulera les effets de la baisse des prix du pétrole et des commodités.
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