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Sous le signe de la tradition

31 décembre 2004, 00:00

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Moins long mais plus dense que les éditions précédentes, le Dakar 2005 s'élancera de Barcelone aujourd’hui. Une épreuve rhabillée par de nouvelles réglementations qui devraient épicer la course et tendre à niveler les performances entre top teams et le reste des concurrents. Présentation du parcours et des nouveautés.

Chaque année, le Dakar achevé a le droit a son credo d’analyses de la part de certains nostalgiques et amoureux du rallye-raid. Moment propice pour déplorer l’apanage de l’épreuve par quelques grands constructeurs et où l’on ne cesse de proclamer les années 80 comme l’âge d’or du raid. Epoque où l’on pouvait traverser l’Afrique sur une 4L en 1979 ou la gagner trois ans plus tard sur une Renault 20 comme le firent les frères Marreau.

Qu’ils se rassurent, la course de cette année est née sous le signe de la tradition. Les organisateurs ont concocté une épreuve qui renoue quelque peu avec une certaine idée du rallye raid “populaire”.

<B>Sortez vos boussoles !</B>

Pour ce cru 2005, la direction de course a mis au point un rallye qui mettra en avant les qualités de navigateurs des équipages et des concurrents. Par rapport à 2004, le nombre de points GPS au cours des étapes a été sensiblement réduit. Une ou plusieurs spéciales pourraient même se faire sans assistance GPS. De la même manière, le principe du parc fermé a été réinstauré lors des deux étapes marathon (Zouérat-Tichit et Kiffa-Bamako), les mécanos ne pourront pas intervenir sur leurs montures avant de reprendre la piste le lendemain. Dernières nouveautés, le système de gonflage/dégonflage des pneus automatiques dans les dunes, réservé aux “cadors” des grosses écuries a été prohibé. Mitsubishi, Nissan et autres Volkswagen devront donc opter pour un type de pneus uniques à utiliser du début à la fin de la course.

Des mesures qui ont pour but de niveler le niveau des compétiteurs, surtout dans la catégorie auto et à contrecarrer l’outrageante domination du constructeur Mitsubishi, lauréat des quatre dernières éditions.

<B>Une course à l’accent ibérique</B>

Sponsoring du géant des télécommunications Telefonica oblige, la 27 édition du Dakar s’élancera d’Espagne (comme en 1995, 1996 et 1999) mais la caravane prendra le grand départ de Catalogne cette fois. Une super spéciale à Barcelone, suivie d’une une liaison de 919 km et d’une nouvelle super spéciale de 10 km à Grenade feront office d’amuses-gueules pour les 468 engagés avant de plonger dans le bain africain.

Premier pays du Maghreb visité, le Maroc et sa capitale Rabat. Le royaume de Mohamed VI accueillera trois étapes. On est encore loin des déserts et des dunes, les pistes caillouteuses et le relief vallonné obligeront les pilotes à de très fréquents changements de rythme et de vitesse. Les anciens pilotes rallye devraient exceller dans de telles conditions.

<B>La Mauritanie, l'âme du Dakar</B>

L’ancien protectorat français avalé, les concurrents débouleront sur les incontournables étendues des sables mauritaniens, cœur traditionnel de l'épreuve. Six étapes au pays de futures mémorables galères pour certains pilotes englués où ont souvent été écrites les plus belles pages des éditions précédentes. A travers des décors sublimes, les compétences de navigation seront mises à rude épreuve compte tenu du nombre réduit de relais GPS installés cette année. On attendra avec impatience la 10e étape du 10 janvier après la journée de repos.

Les organisateurs ont promis une mer de sable des plus inhospitalières et des passages qui figureront au panthéon des dunes les plus impressionnantes de l’histoire du Dakar…

L’enfer de la Mauritanie dépassé, les aventuriers se retrouveront au Mali, hôte habitué de l’épreuve. Le sable laissera alors place aux pistes rapides de l’Afrique sahélienne et des traversées classiques des petits villages (à vitesse réduite, tout dépassement de vitesse sera sévèrement sanctionné). La sortie du pays après deux étapes s’effectuera par les pistes cassantes et caillouteuses des falaises de Tambaoura. Dernière ligne droite, le Sénégal et ses trois journées de course.

A ce stade, le Dakar sentira bon l’arrivée mais il réservera encore quelques petites surprises et exigera une vigilance particulière sur les pistes étroites des forêts tropicales et de la savane. Au bout de cette longue odyssée de 16 étapes, la délivrance après 8956 km parcourus et les plages de Dakar pour une parade en bord de mer de 31 km qui scelle traditionnellement l’épreuve.

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