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Soupçon d?un viol collectif de Ramawtee Ramsurrun
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Soupçon d?un viol collectif de Ramawtee Ramsurrun
Ses mâchoires sont crispées. Amit Ramsurrun a du mal à regarder sa maison à Sébastopol. Samedi, vers 3 h 15 du matin, il a retrouvé sa mère Ramawtee affalée dans les toilettes. L?autopsie, pratiquée par le Dr Kumar Gungadin, a révélé que la victime a été violée et étranglée.
Cinq suspects ont été interpellés puis relâchés, après qu?ils aient expliqué leur emploi du temps. L?équipe de la Major Crime Investigation Team (MCIT), menée par le SP Radhooa, estime que deux à trois personnes sont impliquées dans ce crime.
Les enquêteurs pensent que ceux qui ont commis le meurtre ne sont probablement pas des inconnus de la victime. Les coupables habitent peut-être même la localité. Les enquêteurs ont déjà une idée de l?identité des coupables mais ne veulent rien divulguer pour l?instant. Ce crime n?est pas difficile à élucider, disent-ils.
Absence de bruit suspect
La petite maison, perdue parmi les cannes à sucre, affiche un air de désolation. Amit Ramsurrun est rentré chez lui vers 23 h 15 vendredi soir. Il pensait que sa mère dormait déjà et n?a pas pris le soin de vérifier. ?Monn rant dan mo lasam toud souit ek monn dormi ziska trwa zer environ. Mo ti telma fatige?, raconte le jeune homme de 20 ans, encore un peu abasourdi par les événements. Il dormait à poings fermés dans sa chambre et affirme qu?il n?a rien entendu. C?est quand il s?est rendu aux toilettes qu?il a découvert sa mère, nue et couverte d?ecchymoses.
?Monn telefonn mo nani ek monn al kot voizin pu telefonn la polis Montagne-Blanche?? Les policiers sont arrivés vers 4 h 15 et ont rapidement mis les lieux sous scellés et ont conservé la clé de la maison pour les besoins de l?enquête. ?Zot inn pran lanket, me ziska ler zot pann enkor dir mwa narien. Mo pa kone kot finn arive?, confie encore Amit.
Il raconte que sa mère, qui a perdu son époux il y a un an, était une femme prudente. Cette employée d?une usine de textile rentrait habituellement chez elle vers 18 heures. Et quand son fils Amit la prévenait qu?il ne rentrerait pas, Ramawtee dormait chez sa mère qui habite à quelques rues de là.
Amit Ramsurrun est cuisinier dans un snack à Curepipe. Il raconte encore : ?Mo al travay sink er dimatin ek mo retourne ver 17 er. Me sa vendredi la, mo ti retourne inpe tar. Monn inpe tarde a Triolet. Parfoi mo desann kot enn kamarad ki ena enne videoclub. Mo ed ed li. Ou mo desann kot mo nani. Me mo touzour dir mo mama si mo rant tar.?
Le jeune homme ne peut comprendre comment ce meurtre a pu se produire. Le soir du drame, il n?a rien entendu de suspect. Il s?était rendu à Triolet avec des amis pour un dîner. Et il assure que sa mère avait beaucoup d?amis et s?entendait très bien avec ses voisins.
A Sébastopol, l?inquiétude régne. La famille de Ramawtee Ramsurrun se mure dans un silence qui en dit long. Le sentiment d?insécurité est tangible. ?Tou dimounn ena latet fatige?, déclare Amit. Sa grand-mère, chez qui il habite depuis le drame, est inconsolable. Anand, neveu de Ramawtee, confie que l?isolement de la maison a pu contribuer au drame. ?Li kouma dir dan enn trou.? Un seul espoir prévaut dans la famille de la victime : que les coupables soient arrêtés.
L?enterrement de Ramawtee a eu lieu samedi. Le SP Prem Radhooa visitait hier les lieux du crime en compagnie de son équipe de la MCIT. Amit Ramsurrun explique : ?SP Radhooa inn zis poz mwa bann kestion, kifer monn rant tar sa zourla ek kifer mo pann al get mo mama kan monn rantre. Mo pa inn gayngn plis linformasion ki sa. ? Le mystère reste entier.
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