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Son «premye lamur» l?accuse de viol et de sodomie
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Son «premye lamur» l?accuse de viol et de sodomie
C?est difficile d?oublier son premier amour? surtout si elle vous traîne en justice. Patrick, 44 ans, a été jugé coupable de sodomie sur Marie Noëlle, qu?il aimait depuis l?âge de 14 ans. Celle-ci l?avait également accusé de viol. La cour a toutefois rejeté cette deuxième accusation.
Patrick n?arrive toujours pas à croire que son ex-petite amie, qui est également sa voisine, ait fait de telles allégations contre lui. Il affirme qu?il n?avait plus rencontré son «premye lamur» depuis qu?elle s?était mariée, il y a 16 ans de cela. Il s?est marié aussi, puis ils ont tous deux divorcé. «C?est pour cette raison que nous nous sommes remis ensemble, explique Patrick. La solitude nous a rapprochés tous les deux.» Après une trêve de 16 ans, Patrick et Marie Noëlle commencent à se voir à nouveau. «On s?est vus à plusieurs reprises chez moi à partir d?avril 2004, un mois après mon divorce. Et à chaque fois, on a eu des relations sexuelles. Elle était consentante», ajoute Patrick.
<B>Contradictions</B>
Mais le 4 juin 2004, la relation amoureuse tourne au vinaigre. Elle l?accuse de l?avoir obligée à venir chez lui. Il l?aurait ensuite traînée jusque dans la chambre à coucher. L?accusé lui aurait offert un verre contenant une boisson alcoolisée, mais elle aurait refusé. Pris de colère, il aurait brisé le verre.
Selon Marie Noëlle, son ancien petit ami a alors sorti un couteau dissimulé sous le matelas et l?a menacée. Elle l?a imploré de la laisser partir mais sans succès. «Il ne voulait pas me laisser partir tant que je n?aurais pas eu des relations sexuelles avec lui. J?ai refusé mais il a insisté. Il m?a alors agressée», a-t-elle déclaré lors de son interrogatoire. Marie Noëlle affirme qu?elle a appelé à l?aide mais personne ne l?a entendue.
A un certain moment, son agresseur aurait ressenti une douleur à la jambe. Elle en aurait profité pour se sauver. C?est chez une voisine qu?elle aurait finalement trouvé refuge. Marie Noëlle soutient avoir tout relaté à la voisine. Mais cette dernière, lors de son témoignage en cour, a contredit la version de Marie Noëlle. Elle a confié que la victime ne s?était jamais plainte auprès d?elle. Elle a aussi déclaré que la relation amoureuse entre l?accusé et la victime n?était un secret pour personne.
<B>Première fois</B>
Lors de son contre-interrogatoire en cour, Marie Noëlle a affirmé qu?elle n?avait jamais eu de relations sexuelles avec l?accusé lors de leur première aventure amoureuse. «La première fois, c?était quand il m?a violée.»
Mais Patrick, lui, conte une tout autre version. Il affirme qu?il entretenait une liaison avec la victime et que ce jour-là, ils avaient fait l?amour. Ils étaient tous deux consentants. «Je l?ai ensuite sodomisée à sa requête. Mais elle s?est mise en colère en raison de la douleur qu?elle a ressentie. Elle a quitté ma demeure.»
La sodomie n?étant pas contestée par l?accusé, la cour n?a pas eu de difficultés à le déclarer coupable. Quant à l?accusation de viol, il a fallu avoir recours à l?expertise du Principal Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin. Il a décelé plusieurs marques de suçons sur le cou et le visage de Marie Noëlle. «Le rapport du médecin légiste suggère que la victime et l?accusé ont eu des relations sexuelles consentantes», peut-on lire dans le jugement.
D?autre part, l?accusé nie certains antécédents que la cour intermédiaire lui reproche. La sentence sera prononcée le 18 août après la déposition d?un officier des Casernes centrales.
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