Publicité
Sommet de Rio+20: Un texte faible, des formules vagues et molles
Par
Partager cet article
Sommet de Rio+20: Un texte faible, des formules vagues et molles
92 chefs d''''Etat et de gouvernement se retrouvent ce mercredi dans l''enceinte du Riocentro, un vaste centre de congrès à 40 km de Rio, pour participer à Rio+20, sommet anniversaire de celui de la Terre qui, en 1992, commença à mettre le développement durable à l''agenda. Mais le texte de la déclaration finale est jugé faible, avec des formules vagues et molles. 
Le sommet commencera à 10h locales (17h00 à Maurice) en présence du secrétaire général de l''ONU, Ban Ki-Moon. Ce n''est pas avant vendredi que devrait être paraphée, par les chefs d''Etat ou de gouvernement ou par leurs représentants, la déclaration finale du sommet, entérinée mardi par tous les délégués des Etats.
L''accord est intervenu à l’arracher, après des heures de négociations, d''aller-et-retour, de séances interrompues, de menaces feutrées et de discussions ardues. Il s''agissait de parvenir à un engagement de la communauté internationale en faveur d''un développement conciliant protection de l''environnement et éradication de la pauvreté. Nombre de participants ont cependant regretté un texte faible, qui en restait largement aux formules vagues et molles.
« … ce texte est nul ! »
Les ONG ont manifesté leur colère : "ce texte est nul!", lançait Pierre Radanne, qui dirige "Futur Facteur 4", un bureau d''études spécialisé dans l''environnement. Le mot échec était dans toutes les bouches : "Echec colossal", pour WWF, "échec épique", pour Greenpeace, "échec historique" pour CCFD-Terre Solidaire.
Les Européens n''étaient pas plus enthousiastes : un texte "faible", "décevant", lançait dans un tweet la Commissaire européenne chargée du Climat Connie Hedegaard. Pascal Canfin, ministre français du Dévelopement, admettait que les négociateurs de l''UE avaient "avait fait le maximum", tout en estimant que "ce n''est pas la feuille de route qu''on avait en tête". L''Europe "aurait souhaité un texte plus ambitieux", résumait Nicole Bricq, ministre française de l''Ecologie. Sans enthousiasme, Peter Altmeier, ministre allemand de l''Environnement, a trouvé qu''au moins c''était mieux que la conférence sur le climat de Copenhague qui s''était conclue en 2009 sur un échec retentissant.
En revanche, le représentant américain chargé du changement climatique Todd Stern s''est félicité chaudement du résultat obtenu par la conférence. "Je pense qu''il s''agit d''un grand pas en avant", a-t-il dit aux journalistes. "Je pense que le résultat que nous avons atteint aujourd''hui nous aidera à avancer" vers un développement durable.
(Source : AFP)
Publicité
Publicité
Les plus récents