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Solidaires pour une meilleure vie

25 février 2005, 00:00

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Non à la prolifération des fléaux et non au vol et au vagabondage. L?objectif des Forces vives de Bambous est clair. Elles ne veulent pas que le niveau de vie aux appartements de National Housing Company Limited se dégrade. Elles se mobilisent contre tout ce qui pourrait nuire à leur environnement.

?Au sein des Forces vives nous avons préparé une campagne pour tuer dans l??uf tous les fléaux qui risquent de donner une mauvaise réputation au quartier. Il y a actuellement quelques vols, par exemple?, constate John Anseline, le secrétaire des Forces vives de Bambous.

De ce fait, une première action a déjà été prise. La Crime Prevention Unit de la police a eu une réunion avec les résidents mardi. Les habitants ont été invités à signaler tout mouvement louche dans le quartier et de surveiller sur la maison de leur voisins pendant l?absence de ce dernier. La Crime Watch Association Victim Support et la police de Bambous, ont aussi participé à cette réunion.

?La police et les Forces vives ne peuvent rien faire sans le coup de main des habitants. Il faut qu?il y ait la participation de tout le monde?, souligne le secrétaire des Forces vives.

Manque de loisirs

John Anseline a fait le compte. Quelque 358 familles vivent dans les trois résidences de la NHDC à la rue Geoffroy, à Bambous et les chiffres augmenteront pendant l?année avec de nouveaux locataires. De plus, un nouveau morcellement s?installe juste en face. De ce fait, les Forces vives réclament un poste de police à cet endroit. Ou alors, elles souhaitent que le commissaire de police, Ramanooj Gopalsing, augmente les effectifs au poste de police de Bambous.

Ce quartier de Bambous a été le théâtre d?une bagarre entre groupes de jeunes récemment. John Anseline explique que la cause est le manque de loisirs dans les environs des appartements de la NHDC. Les Forces vives de Bambous mettent cet accrochage sur le compte de l?absence de distractions. Leur secrétaire explique qu?une demande a été faite auprès du gouvernement pour la construction d?un centre polyvalent à la rue Geoffroy, mais il n?y ont eu aucune réalisation de ce côté-là. ?Il y a un groupe de jeunes qui ont voulu fonder une équipe de football, mais ils n?ont pu aller de l?avant avec leur projet à cause de l?absence d?un terrain, celui du village était déjà occupé par plusieurs équipes de football. Ils passent leur temps sur un terrain poussiéreux, à taper dans un ballon. Il faut à ces jeunes un endroit où dépenser leur trop-plein d?érnergie?, déclare John Anseline. Celui-ci note, toutefois, que les choses bougent dans la bonne direction. Les Forces vives de Bambous ont eu une réunion avec des officiers de la National Development Unit et les députés de la circonscription l?année dernière et il y a eu quelques visites sur le terrain pour constater les problèmes auxquels les habitants font face. Il y a quand même quelques projets qui auraient pu être réalisés depuis longtemps, mais qui tardent, notamment la construction d?abribus dans la rue menant aux appartements de la NHDC et la distribution de poubelles.

En attendant les poubelles, les membres de forces vives vont de l?avant avec une journée de l?environnement. Les résidents de différents blocs auront l?occasion de se débarrasser de tous les objets encombrants de leur demeure. De plus, ils devront participer au nettoyage de leur quartier.

?Les Forces vives n?y arriveront pas seules. Nous sollicitons le soutien du ministère de l?Environnement et du conseil du district de Rivière-Noire. Nous avons aussi demandé à ce ministère de nous donner des poubelles et d?embellir les environs de la NHDC?, explique John.

D?autre part, les Forces vives attirent l?attention des autorités sur le danger que représente la Rivière Belle-Isle. Ce cours d?eau, traversant Bambous, est recouvert de plantes aquatiques. ?Les enfants peuvent penser que c?est une plaine. Imaginez s?ils marchent sur ces plantes? De plus, les riverains sont incommodés par des moustiques qui y pullulent?, ajoute John Anseline.

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