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Six mois de prison pour avoir tenu une maison close

12 décembre 2007, 00:00

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Marie Edith Bacsou, plus connue sous le sobriquet de Matante, a écopé, lundi, de six mois de prison. La cour intermédiaire l?a trouvée coupable de keeping brothel. A 74 ans, cette femme en est à sa troisième condamnation pour la tenue d?une maison close chez elle, à Ste-Croix.

La première fois, elle a payé une amende. Au deuxième procès pour proxénétisme, elle a obtenu la liberté conditionnelle. Le jugement rendu hier est pour un délit remontant à août 2005. Elle a donné avis d?appel et est défendue par Me Devina Deonarain.

Le 17 août 2005, la police perquisitionne la maison de cinq chambres de l?accusée à l?avenue Abercrombie, Ste-Croix. Deux femmes sont surprises en pleins ébats. Dans une autre pièce, quatre autres femmes sont découvertes en tenue légère. Un homme est interpellé. Il avoue qu?il vient régulièrement là pour des relations sexuelles. Tout le monde est conduit au poste de police.

Un «client» révèle qu?il s?est rendu à la demeure de l?accusée sur l?indication d?un ami. L?accusée, dit-il, lui a présenté plusieurs filles dans une des chambres. Il a payé Rs 300 pour des relations sexuelles avec celle de son choix. Une des femmes surprises en pleins ébats s?est, elle, contredite en cour. Elle a d?abord dit que son compagnon du moment était un ami, puis qu?elle le voyait pour la première fois, et enfin qu?elle touchait de l?accusée Rs 200 pour chaque client. Une autre femmes a nié qu?elle se prostitue, alors qu?elle avait qualifié le domicile de l?accusée de maison close.

Marie Edith Bacsou a, elle, choisi de ne pas déposer en cour. Elle avait déjà nié la version des policiers venus procéder à la perquisition. Mais la cour a rejeté sa version, qualifiée de tissu de mensonge. La magistrate Shameem Hamuth-Laulloo écrit : «(?) la cour a été clémente envers cette accusée lors des deux précédentes occasions en ce qu?il s?agit de la sentence. Mais cette accusée n?a pas saisi l?opportunité pour changer ses habitudes. Dans les circonstances présentes, une peine de prison s?impose.»

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