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Sithanen défend les mesures budgétaires face aux multiples critiques
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Sithanen défend les mesures budgétaires face aux multiples critiques
«La première année, j?ai fait le diagnostic du malade et lui ai administré les soins dont il avait besoin. Aujourd?hui, celui qui était très malade est guéri et nous pouvons tous nous réjouir d?avoir des green shoots of delivery.» C?est ce qu?en substance, Rama Sithanen a déclaré à la presse, ce samedi à Port-Louis, en réponse à ses détracteurs qui lui reprochent ses «prodigalités» budgétaires.
Il a fustigé ceux qui estiment qu?il lâche enfin du lest à l?approche des prochaines élections et qu?il ne fait pas encore assez pour éradiquer la pauvreté à Maurice. Adoptant le ton de la dérision, le ministre des Finances a défendu bec et ongles les mesures budgétaires.
«Prouesses budgétaires»
Il a tenu à expliquer que c?est le taux de croissance économique dont lui et tout le gouvernement ont été les artisans, ces trois dernières années, qui lui ont donné cette fameuse marge de man?uvre nécessaire pour réaliser les prouesses budgétaires du genre. «J?ai présenté un budget inclusif, sans avoir à augmenter la TVA, la taxe sur les revenus, la taxe sur les entreprises, la dette publique, ou le déficit budgétaire. Le budget de cette année est responsable, intelligent, équilibré et juste», a-t-il souligné.
Selon lui, l?ancien gouvernement ne pouvait rien faire sans augmenter diverses taxes ou élargir le gouffre du déficit budgétaire. Ce dernier est passé de 70 % du Produit intérieur brut (PIB) à 59 %, aujourd?hui grâce aux réformes entreprises. Au même moment, le PIB par tête d?habitant a bondi, passant de 4 000 dollars US à 7 000. Parlant des réserves, elles ont aussi augmenté, allant de 30 à 39 semaines, et ce, malgré l?augmentation du coût des produits importés.
Et toute cette performance a pu être réalisée, en dépit de la baisse des dons de l?Union européenne de deux milliards de roupies, et des Rs 750 millions relatifs aux taxes sur les campements et qui font en ce moment l?objet d?un procès en justice. De tous les indicateurs économiques, soutient Sithanen, seul l?indicateur des prix échappe encore au contrôle du gouvernement, pour des raisons exogènes, liées à la flambée des prix des produits alimentaires et énergétiques.
«Crise économique internationale»
«Mais malgré toutes ces difficultés, nous avons pu faire mieux que dans beaucoup d?autres pays, pour lutter contre l?inflation et préserver le pouvoir d?achat de la population.»
Il a également abordé ces «attaques» ayant eu lieu au Parlement ces derniers jours, qui tentaient de minimiser les dépenses relatives au budget de développement. «En ce moment, ces dépenses s?élèvent à Rs 9,7 milliards sur dix milliards», a clamé Rama Sithanen.
Malgré tout ce succès, le ministre des Finances garde toute sa prudence. L?Eldorado mauricien, non plus, n?est pas à l?abri de désagréables péripéties induites par la crise économique internationale, selon le grand argentier. Plusieurs défis sont à relever, si l?on veut éviter les contrecoups de la récession, ajoutée aux tendances inflationnistes, qui se sont installées de façon insidieuse dans certains pays.
Au nombre de ces défis, il faut consolider et continuer la réforme économique en améliorant l?environnement des affaires. Il faut aussi résoudre des problèmes dans le secteur de l?éducation pré-primaire et tertiaire où un fonds de Rs 1 milliard a été alloué. Le projet Maurice Ile Durable doit également retenir une attention toute particulière à travers l?exploitation de diverses sources d?énergies renouvelables et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, selon Rama Sithanen.
Renforcer la sécurité alimentaire en donnant aux producteurs des moyens, non seulement au niveau local, mais encourager la production dans certains pays de la sous-région, est à l?ordre du jour. A cet effet d?ailleurs, le gouvernement a prévu un milliard de roupies. L?amélioration de l?accès au crédit aux petites et moyennes entreprises, la création d?un revolving fund, la réduction de la fracture numérique et des mesures visant à l?éradication de l?absolute poverty font également partie des défis à relever, selon Rama Sithanen.
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