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Sithanen : «Les interventions de la BoM sur le marché monétaire sont coûteuses»

24 mars 2008, 00:00

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L?ampleur des coûts qu?impliquent les interventions successives de la Banque de Maurice sur le marché monétaire préoccupe le ministre des Finances, Rama Sithanen. C?était lors du Chairman?s Award Manufacturing Excellence-Textile Operations, organisé ce samedi par le groupe Ciel Textile, pour récompenser ses meilleures unités textiles..

Selon le ministre, le gouvernement et la Banque centrale se retrouvent dans une position délicate, à l?issue des opérations de «stérilisation» de la Banque centrale. La Banque de Maurice (BoM), intervient sur le marché monétaire afin d?éponger les excédents de liquidités (en devises comme en monnaie locale). Cela dans le but de faciliter le fonctionnement du marché financier et de contrôler au même moment l?inflation. Ces opérations impliquent des charges très élevées pour l?institution monétaire. Cette dernière doit d?abord racheter les excédents de devises sur le marché. Cet exercice entraîne à son tour une injection importante de roupies dans le circuit monétaire. La Banque centrale doit alors émettre des bons du Trésor et des BoM Bills - qu?elle rémunère à un taux beaucoup plus élevé (environ 10 %), que le faible taux qu?elle perçoit sur ses placements en dollar (environ 2 %) - pour tenter de rétablir l?équilibre monétaire. Les pertes subies par la Banque de Maurice dans ce genre d?exercice sont indéniables et pèsent très lourd sur le budget de l?Etat.

Coûts trop élevés

C?est ce qu?a expliqué le ministre des Finances au Centre de conférences Swami Vivekananda à Pailles, lors de la cérémonie de remise de prix. «Le gouvernement et la Banque centrale ont une position assez difficile. Les coûts de l?intervention de l?Etat sur le marché monétaire sont très élevés», a déclaré en substance Rama Sithanen.

Il a également promis d?aider le secteur textile à sortir de ses difficultés. Malgré une roupie forte qui «reflète les fondamentaux de l?économie ». Et malgré la rude épreuve à laquelle est soumise la compétitivité des vêtements mauriciens sur le marché international.

Pour le ministre du Commerce, Rajesh Jeetah, le secteur textile relèvera, comme il l?a toujours si bien fait, tous ses défis. «Malgré toutes les difficultés que le secteur textile a connues, il a réussi une croissance de 8 % l?année dernière.»

Le ministre du Travail, Vasant Bunwaree, a, quant à lui, encouragé la prise de participation des employés du textile au capital social des entreprises.

Harold Mayer et Arnaud Dalais respectivement chief executive officer et président de Ciel Textile ont, tour à tour, félicité leurs meilleures unités ainsi que l?ensemble des employés qui contribuent au jour le jour à cette réussite. «Cette culture d?excellence ne doit pas être qu?un mot en l?air ou un simple argument de marketing. Chacun d?entre nous doit la vivre au plus profond de soi afin de véritablement être le meilleur pour nos clients et nos partenaires en général», a déclaré Arnaud Dalais.

Après le Chairman?s Award pour récompenser ses entreprises de confection, notamment Floreal knitwear, Aquarelle clothing et Tropic Knits, Ciel Textile lance cette année pour la première fois, le Chairman?s Award qui récompense ses opérations textiles à forte intensité de capitaux. Ce sont particulièrement les activités de tissage, de filature et de teinturerie. Trois entreprises étaient qualifiées : Ferney Spinning Mills, Consolidated Dyeing & Fabrics et Consolidated Fabrics. Cette dernière a remporté le trophée qui récompense l?excellence.

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