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Sir William Henry Garrioch, l?infatigable
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Sir William Henry Garrioch, l?infatigable
«Un travailleur infatigable qu?on pouvait voir au bureau même le jour de ses 90 ans.» Tels étaient les mots du ministre de la Justice, Rama Valayden, à l?égard de feu sir William Henry Garrioch, lors d?une cérémonie en hommage à l?ex-chef juge de la Cour suprême de Maurice, mort le 18 février. C?était le 3 mars.
Du travail, il a en effet abattu beaucoup. Retour en arrière : Il débuta dans le service colonial en 1936. Il fut nommé First Grade Clerk en 1946. Puis, fut muté à la Cour suprême où il travailla en tant que clerc de juge et secrétaire. Voyant les qualités que possédait feu sir Henry Garrioch, le chef juge de l?époque, sir Charlton Lane, le recommanda, et il obtint le Colonial and Welfare Scholarship en 1948. Ce qui lui permit de partir étudier le droit au Royaume-Uni. De 1949 à 1952, il poursuivit ses études. Et fut reçu au barreau à Gray?s Inn en 1952. La même année, il fut reçu au barreau de Maurice.
Il commença sa carrière d?avocat au parquet (à l?époque le Crown Law Office) en tant que Crown Counsel par intérim. Apres quoi, il devint, tour à tour, Senior Crown Counsel, Solicitor General et Directeur des poursuites publiques. En 1977, après la retraite de sir Raman Osman, sir Henry Garrioch agit en tant que gouverneur général par intérim jusqu?à la nomination de sir Dayendranath Burrenchobay. En 1996, à l?occasion de son 80e anniversaire, il fut fait chevalier de l?ordre de Saint-Gregoire-le-Grand par le Pape Jean-Paul II.
En 1967, il fit son entrée à la Cour suprême. De 1977 à 1978, il fut chef juge. Dans son discours en hommage à sir Henry Garrioch, l?actuel chef juge, Bernard Sik Yuen, parle de lui comme «le chef qu?on respectait et qu?on aimait bien, et non celui auquel on devait obéir parce qu?il nous harcelait et qu?on avait peur de lui». Sir Henry a par ailleurs participé à l?ébauche de la Constitution avant l?indépendance de Maurice. « Un parcours des plus impressionnants à tous les égards», pour reprendre les paroles du chef juge Bernard Sik Yuen.
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