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Siddick, celui à qui l?on voulait du mal

22 juillet 2006, 20:00

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Qui en voulait à Siddick Sohomow, 45 ans, au point de vouloir le tuer ? Ceux qui ne le portaient pas dans leur c?ur sont nombreux à Barlow, un hameau perdu à Belle-Vue-Maurel.

La victime était réputée pour être un homme particulièrement difficile. Ses « coups de gueule » et ses accrochages avec les habitants de la localité ne se comptaient plus. « Li pa ti enn kado », reconnaît un enquêteur.

D?après les renseignements de la police, Ce propriétaire d?un élevage de volailles situé en plein milieu d?un champ de cannes à sucre aurait même tiré des coups de feu contre un intrus dans le passé. C?est tout dire.

Le fait qu?il ait été roué de coups avec des tuyaux mercredi, ce qui a entraîné sa mort selon le médecin légiste Sudesh Kumar Gungadin, ne fait qu?étoffer la thèse qu?on a voulu se venger de lui.

En tout cas, c?est la piste que semblent suivre les équipes de la Criminal Investigation Division (CID) du Nord et la Major Crimes Investigation Team (MCIT). Appréhendé en fin de semaine, Mackenzie Gungabissoon, 34 ans, serait un de ceux qui auraient eu une dent contre Siddick.

D?après les renseignements glanés par les enquêteurs, le suspect opérait illégalement un atelier de menuiserie et la victime n?arrêtait pas de le narguer et d?appeler la police à chaque fois qu?il faisait fonctionner ses appareils.

Il tente d?échapper à ses agresseurs

Mackenzie Gungabissoon nie les faits qui lui sont imputés, mais les enquêteurs pensent détenir des éléments pour le confondre. Mais que s?est-il donc passé mercredi en début de soirée ?

Siddick Sohomow rentrait à sa ferme à moto lorsqu?il a été intercepté par ses agresseurs. Ils sont quatre et n?hésitent pas à s?en prendre à lui, même s?il est de forte corpulence.

Son ex-épouse, qui habite sur place, et son fils ne peuvent que se réfugier dans les champs tandis que la victime tente de se protéger au milieu de ses volailles. Peine perdue. « Ayo ma ! », hurle-t-il, en proie à la souffrance, au fur et à mesure que les coups pleuvent sur lui. Il tombe et se relève alors pour essayer d?échapper à ses agresseurs.

Sa femme et son fils ont peur pour leur propre vie, pensant que les hommes sont en train de frapper Siddick avec un sabre. Lorsque son fils parvient finalement à avertir la police, en courant à travers champs et en prenant un taxi, Siddick est déjà à l?agonie.

Il est inconscient quand il est admis à l?hôpital du Nord. Il est alors près de 20 heures et deux heures et demie plus tard, le décès de Siddick est constaté. Sur les lieux du crime, des tuyaux sont retrouvés et versés au dossier comme pièces à conviction.

Ses agresseurs connaissaient sans aucun doute ses habitudes, car Siddick se rendait toujours à son poulailler à cette heure de la soirée. Ils l?ont tué, laissant trois orphelins encore adolescents derrière lui.

À 17 heures, vendredi, la police était encore à la recherche des autres suspects dans cette sombre affaire.

Mystère autour d?un assassinat des plus étranges

Nul n?arrive à comprendre les motifs de l?assassinat d?Alimah Awasil, 64 ans. Cette veuve d?un ex-inspecteur de police a été découverte dans une mare de sang dans la nuit de lundi à mardi à son domicile de la rue Anderson, à Curepipe. Elle a été conduite dans une clinique privée avant qu?elle ne rende l?âme.

Un appel anonyme aurait mis la puce à l?oreille de la police et l?autopsie pratiquée par le Principal Police Medical Officer, Sudesh Kumar Gungadin, a révélé qu?elle avait succombé à des blessures faites à la gorge par une arme blanche.

Les blessures trouvées sur la victime et les traces d?effraction à son domicile démontrent qu?elle a lutté avec son agresseur. Il semble en tout cas que le vol ne serait pas le mobile du crime.

Les bracelets en or d?Alimah Awasil étaient encore sur elle quand elle a été retrouvée et rien n?a été volé chez elle.

Une de ses proches a été longuement interrogée en fin de semaine par les enquêteurs de la CID de Curepipe, avant qu?elle ne puisse rentrer chez elle. Ses fils, qui habitent dans la même cour, n?ont toujours pas d?idée précise de ce qui a bien pu se dérouler dans la nuit de lundi à mardi chez leur vieille mère.

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