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Sharon félicite Abbas de son élection à la présidentielle
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Sharon félicite Abbas de son élection à la présidentielle
Au lendemain de la confirmation par la Knesset de son nouveau gouvernement de coalition, Ariel Sharon a téléphoné mardi à Mahmoud Abbas pour le féliciter de son élection à la présidence palestinienne et envisager avec lui une reprise du processus de paix.
Mais, dans le même temps, des activistes palestiniens ont défié mardi le nouveau président de l?Autorité autonome, qui les avait invité à faire preuve de retenue, en reprenant leurs attaques contre les colonies juives de Gaza et Israël, alors que Sharon attend d?Abbas qu?il mette au pas les groupes radicaux.
Le bureau de Sharon a confirmé que les deux hommes, qui sont convenus de rester en contact téléphonique, devaient se voir ?bientôt? et il a précisé que le Premier ministre avait formulé à son interlocuteur ses voeux de ?succès? dans son mandat présidentiel en l?assurant de son désir de ?coopération?.
Sharon avait déclaré auparavant au nouveau gouvernement israélien, dont son vieux rival travailliste Shimon Peres est désormais le numéro deux, que les efforts de l?Autorité palestinienne pour ?mettre fin au terrorisme? serait l?une des premières questions à aborder avec Abbas.
<B>Fin de la trève électorale </B>
A Washington, un responsable américain a jugé positif et encourageant que les deux parties s?adressent la parole. ?Mais n?oublions pas que, si les gestes de bonne volonté sont une chose, il reste beaucoup de décisions difficiles à prendre et de mesures difficiles à mettre en oeuvre qui ne font pas l?unanimité des deux côtés?, a dit ce responsable.
La dernière rencontre entre Sharon et Abbas remonte à l?été 2003. Ce dernier, alors Premier ministre de Yasser Arafat, avait réussi à obtenir des organisations palestiniennes radicales une trêve, rompue après moins de deux mois en raison de la poursuite des assassinats ciblés par Israël et des représailles sanglantes qu?elles avaient entraînées.
Avec le remplacement d?Arafat, tenu pour un interlocuteur discrédité par Israël, par un homme jugé modéré, le contexte a changé. De source militaire, on dit Sharon prêt a laisser la police palestinienne assurer la sécurité dans la presque totalité des territoires autonomes si Abbas le convainc qu?il fait le maximum pour mettre au pas les groupes radicaux.
Abbas, tenu en estime non seulement par Israël mais aussi par les Européens et par les Etats-Unis, clés d?une solution au Proche-Orient, est un adversaire affiché de la militarisation de l?intifada, qui paralysé depuis quatre ans les efforts pour trouver une solution diplomatique au conflit. Toutefois, quarante-huit heures après son élection, qu?ils avaient appelé à boycotter, les activistes palestiniens ont défié Abbas en tirant sept roquettes et des obus de mortier contre des colonies juives de Gaza et une ville israélienne proche de la frontière.
Ce nouveau gouvernement ?d?union nationale? a été approuvé lundi par la Knesset par 58 voix contre 56. Il rassemble une partie du Likoud, le Parti travailliste de Shimon Peres et le petit parti ultra-orthodoxe du Judaïsme unifié de la Torah. Ce cabinet permet à Sharon de retrouver la majorité au parlement pour la première fois depuis six mois. Mais, le vote très serré à la Knesset montre que le plan de retrait de la bande de Gaza prôné par le Premier ministre suscite toujours une vive résistance, surtout au sein de son propre parti, le Likoud.
?Je pense que quelque chose de spectaculaire s?est passé du côté palestinien, avec la mort d?Arafat et la large élection d?Abou Mazen qui permet aux Palestiniens de choisir une autre voie, sans violence ni terrorisme mais dans le dialogue?, a déclaré le ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz, sur les ondes de Radio Israël.
Il a ajouté que la paix dépendrait de la capacité d?Abbas à ?démanteler les infrastructures terroristes, stopper les tirs de roquettes et arrêter les kamikazes. Nous avons l?intention de mettre en oeuvre le plan de désengagement (de la bande de Gaza). Mais nous ne pourrons pas le faire sous le feu (palestinien)?, a-t-il poursuivi. Un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a déclaré que le mouvement islamiste chercherait à trouver ?un terrain d?entente? avec Abbas mais a prévenu que la ?résistance à l?occupation continuerait?.
Après avoir ostracisé durant des années l?ancien président palestinien Yasser Arafat, le président américain George Bush a contacté lundi son successeur et s?est empressé de l?inviter à Washington. (Voir l?hors texte).
Mais les observateurs mettent en garde contre tout excès d?optimisme. Aucun des deux camps n?a pour l?heure laissé filtrer des signes d?éventuels compromis sur les question de fond comme les frontières, le statut de Jérusalem ou le droit au retour des réfugiés palestiniens.
<B>Nidal al Mughrabi
Wafa Amr</B>
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