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Service sans frontières mise sur les jeunes

4 mai 2006, 00:00

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Service Sans Frontières (SSF) créé en l?an 2000, composé d?une quinzaine de membres, travaille en étroite collaboration avec des habitants du village de l?Escalier pour identifier ensemble les problèmes qui les affectent dans leur vie quotidienne.

Selon Sarjoo Gooroochurn, le président de ce mouvement, une première réunion de travail, organisée samedi, a révélé qu?il y a des problèmes majeurs dans la population de ce village : chômage, absence de formation pour la mise sur pied de projets, coût élevé du transport, ce qui est considéré comme un obstacle pour trouver un emploi.

?Les habitants ont du talent et des idées mais ils n?ont pas l?encadrement nécessaire pour aller de l?avant avec leurs projets?, constate Sarjoo. Il cite la plage de Le Souffleur comme un endroit où un groupe de personnes auraient pu vendre des produits artisanaux ou d?autres articles qui pourraient intéresser les touristes qui visitent régulièrement cet endroit.

Autre constat de l?équipe du SSF, les différences politiques qui existent entre villageois pourraient être un obstacle pour faire aboutir ce projet. ?Je leur ai fait comprendre que quand le chikungunya vient frapper, il ne choisit ni la couleur politique, ni la couleur de la peau, ni la religion. Il faut se serrer les coudes et travailler ensemble pour éradiquer cette maladie au plus vite ?.

Comme projet, les animateurs de SSF envisagent de solliciter l?aide des Organisations Non-Gouvernementales (ONG) et d?autres instances pour une collection de livres qui serviraient à initier des enfants à la lecture et les aider à sortir de la pauvreté. ?Ce projet nous tient à c?ur. Nous y croyons?.

Affilié au ministère de l?Environnement, SSF a, dans le passé, organisé plusieurs cours de formation en leadership pour les jeunes dans plusieurs villages ?Nous misons beaucoup sur les jeunes pour faire progresser notre mouvement?, insiste Sarjoo Gooroochan.

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