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Serbes et Russes se retrouvent

24 août 2004, 20:00

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La Serbie-Monténégro, championne en titre, et la Russie, finaliste à Sydney, se retrouvent dès les quarts de finale du tournoi des Jeux olympiques de volley-ball masculin aujourd’hui. Les autres affiches opposent le Brésil à la Pologne, l’Italie à l’Argentine et la Grèce aux États-Unis.

C’est la défaite inattendue des Brésiliens, déjà assurés de la première place de leur poule, contre les Américains lundi qui a provoqué ce choc prématuré entre deux des quatre grands favoris, les autres étant l’Italie et le Brésil. Les deux formations s’y présentent dans l’incertitude, les Serbes en raison d’une épidémie de fièvre qui a envoyé Ivan Miljkovic à l’hôpital et les Russes parce qu’ils ont confirmé en poule leur titre de champion du monde de l’inconstance.

Sans Miljkovic, les Serbes perdent leur joueur le plus puissant et le plus grand (2,06 m). Cinq autres membres de l’équipe ont souffert de cette poussée de température, mais ont pu continuer à jouer, plus ou moins diminués. Il reste aux héritiers de la Yougoslavie un excellent passeur, Nikola Grbic, et deux des attaquants les plus techniques du monde, le frère du précédent, Vladimir Grbic, et Goran Vujevic. Mais l’ensemble, composé de trentenaires, est sur le déclin.

Après avoir accumulé sept médailles majeures de 1995 à 2001, dont deux en or aux Jeux de Sydney et à l’Euro 2001, les Serbes ont échoué au pied du podium aux Mondiaux (2002) et d’Europe (2003). Placés dans le groupe le plus facile au premier tour, ils se sont qualifiés sans problème en battant la France, la Tunisie, l’Argentine et la Grèce, après une panne de réveil le premier jour à 9 heures du matin contre la Pologne (0-3).

Les gigantesques Russes, avec leur six majeur dépassant 2,05 m, sont capables d’écraser n’importe quelle équipe quand leurs serveurs, Stanislav Dineikine (2,15 m), Alexandre Kossarev ou Sergueï Tetioukhine, le plus technique du lot, sont dans un grand jour. Leur passeur, le fantasque Vadim Khamouttskikh, est aussi capable du meilleur comme du pire.

Les Russes sont les derniers à avoir battu le Brésil dans un rendez-vous planétaire, en finale de la Ligue mondiale en 2002. Mais ils peuvent aussi passer complètement au travers, comme ils l’ont encore prouvé en poule en perdant contre les Pays-Bas (2-3) puis en se faisant ridiculiser par les Brésiliens (0-3).

Les quarts de finale Italie-Argentine et Brésil-Pologne sont a priori déséquilibrés en faveur des premiers, respectivement champions d’Europe et champions du monde. La Grèce, opposée aux États-Unis, peut rêver d’une place dans le dernier carré.

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