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Finance Bill

Bérenger dénonce la «procédure» gouvernementale

26 juillet 2026, 09:00

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Bérenger dénonce la «procédure» gouvernementale

© Patrice Lajoie

Paul Bérenger a livré une première réaction au Finance Bill et à l’Economic and Financial Measures (Miscellaneous Provisions) Bill, hier, lors d’une conférence de presse tenue à la rue Ambrose à Rose-Hill, à l’issue du comité central de son mouvement, le Fron Militan Progresis. Le député de l’opposition y a dénoncé la procédure retenue par l’exécutif et appelé à un examen plus approfondi des deux projets de loi avant leur passage en Parlement.

D’entrée, Paul Bérenger a critiqué le calendrier parlementaire. Selon lui, les deux textes ont été mis en ligne «au milieu de la nuit» avant d’être inscrits à l’ordre du jour du Parlement quelques jours plus tard, sans respecter le délai d’une semaine habituellement observé entre la première lecture d’un projet de loi et son débat. «Aller de la première à la troisième lecture le même jour est totalement inacceptable», a-t-il déclaré. Il a particulièrement visé l’Economic and Financial Measures (Miscellaneous Provisions) Bill, qui modifie 58 lois. Il estime irréaliste que les parlementaires puissent étudier un document de 119 pages en quelques jours, et juge nécessaire la consultation des syndicats, des associations professionnelles et des organisations de la société civile avant l’adoption du texte.

Sur le Finance Bill, Paul Bérenger a évoqué la réforme des pensions, rappelant que le gouvernement avait annoncé que les changements sur les retraites n’y figureraient pas. «Finalement, ils s’y trouvent», a-t-il affirmé. Il a expliqué que l’âge légal de la pension de vieillesse reste fixé à 65 ans, mais que l’Income Support de Rs 10 000 prévu pour les personnes de 60 à 65 ans serait remplacé par une formule de réduction de pension qu’il juge complexe et non illustrée par des exemples chiffrés. Selon ses estimations, certains bénéficiaires pourraient perdre au moins Rs 2 000 par mois.

Il s’est aussi arrêté sur l’indexation de la pension de vieillesse, rappelant que le gouvernement avait annoncé un alignement automatique sur le coût de la vie. Or, selon lui, le texte ne prévoit plus d’obligation, mais la possibilité d’une hausse fixée par règlement. «Ce n’est plus une obligation. Le mot utilisé change complètement la portée juridique», a-t-il soutenu. Il a ajouté que les réformes touchant les pensions du secteur public, parapublic et privé seraient renvoyées à un futur régulateur.

Paul Bérenger a également relevé une disposition sur le menstrual leave dans le texte modificatif, dont le libellé lui paraît «inquiétant», craignant qu’un certificat médical soit exigé en cas de symptômes sévères. Il a invité les organisations féminines à l’examiner avant l’adoption du texte.

Il a conclu en dénonçant le recours à un certificat d’urgence pour faire adopter rapidement deux textes totalisant près de 250 pages, estimant qu’«un nouveau Budget aurait été nécessaire». Il a appelé syndicats, associations de retraités et organisations féminines à se mobiliser avant les débats parlementaires prévus mardi.

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