Publicité
Seafood : Bruxelles maintient la pression sur les normes phytosanitaires
Par
Partager cet article
Seafood : Bruxelles maintient la pression sur les normes phytosanitaires
Le seafood est sous l??il vigilant de Bruxelles. Car une mission de vétérinaires européens a été dépêchée à Maurice pour faire un audit des procédures établies par Bruxelles pour l?exportation du poisson et des produits de mer vers l?Europe. L?objectif est de savoir si les directives liées à ces procédures ont été respectées.
Cette mission, chargée de faire une évaluation de la chaîne de production des produits de mer, est composée de deux inspecteurs Eva Bencini et Rui Ludovino. Ils auront une session de travail aujourd?hui avec les autorités vétérinaires de Réduit. Cette rencontre leur permettra de savoir l?état de contrôle exercé sur les sociétés d?exportation de produits de mer sur les marchés européens.
«S?il y a quelque chose d?urgent, ils vont nous faire connaître leurs observations dans une dizaine de jours. Si ce n?est pas tellement urgent, ce sera dans 25 jours et nous aurons 25 jours pour réagir à leurs observations avant qu?ils nous fassent parvenir leur rapport final», dit Deodass Meenowa, Acting Principal Veterinary Officer.
C?est la première mission des inspecteurs des services vétérinaires de l?Union européenne (UE) depuis le début de 2006. Cette mission avait alors établi les faiblesses au niveau du contrôle des produits de mer destinés à l?UE, notamment au niveau des normes phytosanitaires et l?origine du poisson, thon et autres espèces.
<B>Certification des produits de mer</B>
Les conclusions de la mission ont à cette époque provoqué de vives inquiétudes au sujet des perspectives d?exportation vers l?UE. Le gouvernement et le secteur privé ont fini par trouver un arrangement pour recourir aux services de William Marsman, expert étranger en contrôle phytosanitaire et vétérinaire. Ce dernier a eu pour mission de conseiller les autorités mauriciennes sur la mise en place des structures pour la certification des produits de mer exportés duty free vers les marchés européens.
Les autorités vétérinaires européennes avaient trouvé que les vétérinaires mauriciens devraient améliorer leurs compétences pour pouvoir certifier que toutes les normes phytosanitaires ont été respectées pour l?accès des produits de mer des nouvelles compagnies sur le marché européen.
Ces structures ayant été établies trois nouvelles sociétés ont été ajoutées, après une attente de dix-huit mois, à la liste des sociétés mauriciennes pouvant exporter du seafood sur l?Europe. Mais de ces trois sociétés seulement une, notamment Marlin Exports Ltd, a pu s?engager dans la voie de l?exportation.
«C?est vrai que nous avons commencé à exporter, mais nous éprouvons des difficultés pour trouver les espèces de poisson pélagique dont nous avons besoin pour nos opérations. Notre principal souci, c?est la disponibilité des matières premières alors que notre usine répond à toutes les normes européennes», dit Alain Lenoir, directeur de MEL.
«Nous produisons principalement du poisson fumé, un produit différent de celui de Thon des Mascareignes, qui est dans la production de longes (filets) précuits et de Princes Tuna Mauritius Ltd, engagée dans la production de conserves de thon. Le problème se situe surtout au niveau de l?origine du poisson», ajoute-t-il.
Alain Lenoir souligne qu?il n?y a pas suffisamment de bateaux qui peuvent approvisionner MEL en matières premières selon les conditions établies par les autorités vétérinaires européennes.
Cette attente de dix-huit mois a entraîné certains problèmes financiers pour une des sociétés du seafood. Avec pour conséquence qu?elle a eu à interrompre ses opérations en attendant de trouver un partenaire. «Dans le cas contraire, cette société se verra dans l?obligation de cesser complètement ses activités» apprend-on de sources proches de cette société.
Par contre, le département du Seafood et les autorités vétérinaires travaillent sur le dossier d?une autre société, notamment la Ferme Marine de Mahébourg, qui veut exporter des produits de l?aquaculture vers l?Europe.
«La FMM a fait une demande à ce sujet. Nous sommes en train de l?étudier avant de transmettre le dossier à Bruxelles», fait ressortir Deodass Meenowa.
Publicité
Publicité
Les plus récents