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Schumacher au plus que parfait

5 juillet 2004, 20:00

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Et encore deux records pour Michael Schumacher. L’un officiel avec sept victoires au Grand Prix de France, soit une de plus qu’Alain Prost. L’autre officieux, avec ce succès conquis à l’issue de quatre ravitaillements, ce qui, par temps sec, est plus que rarissime. L’Allemand est bien évidemment en tête du championnat du monde avec neuf succès en dix courses. Fernando Alonso est un très beau deuxième alors que Rubens Barrichello a pris la troisième place à Jarno Trulli dans le dernier virage. Dommage pour Renault sur ses terres.

C’est promis, la semaine prochaine, à Silverstone, à l’occasion du Grand Prix de Grande-Bretagne, Michael Schumacher pilotera avec une main. Et si, dans de telles conditions, l’Allemand l’emporte encore, alors il conduira les yeux bandés, le 25 juillet chez lui, en Allemagne... “C’est après le deuxième arrêt que nous avons décidé de passer de trois à quatre arrêts. C’était un peu optimiste mais sans risque, il n’y a pas de plaisir”, a reconnu l’Allemand. Faudrait-il y voir un début de lassitude devant la faiblesse de la concurrence ? On ne lancera pas les paris tant la montée en puissance d’un formidable Fernando Alonso promet de belles passes d’armes dans les courses, voire les années à venir.

L’Espagnol a tout de même passé un peu plus de la moitié de la course en tête (36 tours sur 70), mais à voir la progression régulière de Michael Schumacher tout au long du Grand Prix, on se dit qu’il n’y avait pas grand-chose à faire. “Schumi” a tout d’abord tourné dans des temps similaires à ceux d’Alonso, auteur d’une pole en forme de cadeau pour Renault, avant de s’arrêter une première fois (12e tour), puis d’accélérer et de passer en tête à l’issue du deuxième ravitaillement de la Renault (32e). Handicapé par un train de pneus faiblard, Alonso a alors laissé filer “Schumi”. Avec 22 secondes d’avance au moment de son quatrième retour aux stands (58e), l’Allemand avait course gagnée. Une stratégie originale, fine et gagnante. En trois mots : du grand art.

Si Alonso n’a rien à se reprocher, bien au contraire, Jarno Trulli peut en revanche se poser des questions après une course qui l’a vu être dominé par son propre équipier, avant de se laisser dépasser (faute de pilotage ? naïveté ?) dans le dernier virage par Rubens Barrichello. Pour la quatrième fois d’affilée, les deux Ferrari prennent place sur le podium, au grand désarroi de Patrick Faure, le patron de Renault F1 Team, qui ne pouvait cacher sa déception. Pour se rassurer, qu’il pense à McLaren-Mercedes, dont les deux voitures terminent dans les points pour la troisième fois consécutive (les trois seules de la saison...), mais dont le meilleur résultat en 2004 reste la cinquième place de Räikkönen au Canada.

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