Publicité
Savannah Flexi-Factory, élève modèle de la réforme sucrière
Par
Partager cet article
Savannah Flexi-Factory, élève modèle de la réforme sucrière
Sauver l?industrie sucrière d?une mort à petit feu. La réforme sucrière, ainsi que les problèmes relatifs à la sécurité alimentaire, ont été au centre de la visite de deux jours de la commissaire européenne à l?Agriculture, Mariann Fischer-Boel à Maurice. L?objectif affiché est d?insuffler un nouveau dynamisme au secteur sucrier. La visite que la commissaire a effectuée hier, à la Savannah Flexi-Factory, a été motivée par la réforme entreprise récemment par cette usine.
La décision de baisser le prix du sucre de 39 % sur le marché européen a incité l?Union européenne (UE) à introduire différentes mesures d?accompagnement. La modernisation du secteur sucrier est devenue l?une des priorités de l?UE. Et justement, la Savannah Flexi-Factory de la Société usinière du Sud est en pleine mutation.
<B>Nouveau partenariat</B>
Créée il y a six ans, en 2002, elle est née du regroupement des actifs et des activités de cinq compagnies, dans le but de prendre de l?envergure et de réduire ses charges. Cela s?est fait à travers un processus de centralisation et d?amélioration des équipements industriels. Ainsi, production de sucre (blanc et spéciaux) rime désormais avec centrale thermique.
Les responsables de Savannah ne s?en cachent pas : le défi d?une nouvelle forme de partenariat entre les pays d?Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et l?UE a été tourné en opportunité. Aujourd?hui, la modernisation, la compétitivité, la diversification et un meilleur développement social sont au rendez-vous.
En effet, la flexi-factory permettra de réaliser une avancée vers un sugarcane cluster. Elle permettra également de modifier la base industrielle des activités sucrières, et d?y apporter plus de valeur-ajoutée. Savannah est maintenant une entreprise compétitive, qui s?adapte aux tendances du marché. Quatre activités principales y sont réalisées. La production de sucre, la production d?énergie, la raffinerie sucrière (entre 125 000 et 150 000 tonnes de sucre raffiné pour le marché de l?UE) et enfin la distillerie d?alcool, d?éthanol et la production de fertilisants.
Avant la centralisation et la réforme de la production (en 2006), l?usine ne produisait que 63 GWh d?électricité à partir de la bagasse. Aujourd?hui, la quantité d?électricité produite a plus que doublé, passant à 155GWh. En outre, elle produit 125 000 tonnes de sucre raffiné et 28 millions de litres d?alcool déshydraté, entre autres.
Publicité
Publicité
Les plus récents