Publicité

Sandrine Jery proche de l’ASPTT

20 juillet 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La joueuse la plus prometteuse du volley-ball mauricien, Sandrine Jery, est à deux doigts de faire le saut à l’île de la Réunion.

Le seul élément qui manque à son dossier c’est une réponse positive à sa demande d’admission auprès des lycées réunionnais. Pour l’obtention d’un visa, Sandrine Jery doit intégrer un établissement scolaire pour entreprendre une formation.

“Je pense que la réponse à sa demande doit être arrivée au CIFOD (Centre d’Information, de Formation, d’Orientation et de Documentation) à Maurice à présent. Si elle obtient une réponse positive, elle devrait être bientôt à la Réunion”, explique Stéphane Mouezy, coach de l’ASPTT.

Quant à la joueuse, elle est toujours dans l’expectative. “Je n’ai pas eu de contact depuis un bon bout de temps avec l’ASPTT. Je patiente…”, avoue-t-elle.

Et d’ajouter : “Si ça aboutit, tant mieux. Sinon je ferai sans. Mais toujours est-il qu’évoluer dans un autre championnat me sera bénéfique. À Maurice, il n’y a pas de perspectives. On se contente du championnat...”

Au niveau de l’ASPTT, tout est fin prêt pour accueillir l’ex-élément du Centre national de formation. “Elle sera prise en charge complètement. Si elle est reçue dans un lycée, elle sera à l’internat. Donc pour le logement, il n’y aura pas de souci. On a toujours respecté nos engagements”, déclare le coach des championnes de la Réunion.

Cinq titres la saison dernière pour l’ASPTT dont une Coupe des clubs champions remportée à la Réunion au nez et à la barbe d’Anse Royale, la tenante. L’ASPTT est la toute première équipe de l’île soeur à décrocher le titre indianocéanique. Les postières ont enregistré un seul départ notable à l’approche de la saison 2005-06. L’ailière, Gabrielle Grosset, s’est envolée pour l’Hexagone où elle défendra les couleurs de Toulouse en Nationale 3.

<B>Pourquoi Jery ?</B>

Le choix a été plutôt évident pour Stéphane Mouezy. Ambitieuse, l’équipe de St-Denis qui a déjà enregistré l’arrivée de Lindley Fareedun chez les garçons, vise au moins quatre titres cette année. “J’avais remarqué deux joueuses, Sandrine Jery et Stéphanie Mongelard. Il n’y a pas eu de contact avec cette dernière. Quant à Sandrine, elle a la taille, elle est efficace au contre et en attaque. Je me demandais lors des JIOI 2003 pourquoi elle n’était pas titulaire. D’ailleurs, contre nous, elle avait fait un très bon match. Le fait qu’elle étudie nous facilite la tâche. Le choix pour Sandrine était donc logique”, poursuit Stéphane Mouezy.

Ce dernier voit loin pour la Mauricienne : “La Réunion n’est qu’un tremplin. D’ici trois saisons, il y a de bonnes chances que Sandrine signe un contrat avec une équipe française.”

Outre Sandrine Jery, Stéphane Mouezy avait déjà eu des contacts avec Gilbert Alfred du Red Star. “On avait eu une réponse négative. N’empêche qu’avec la naturalisation de Lindley Fareedun bientôt, il y aura une place de libre. Il se peut qu’on relance les négociations”, annonce le coach.

Il est clair que sans l’exposition de nos joueurs à l’étranger, ils ne pourront aspirer à autre chose que notre championnat. Passer par la Réunion est la seule solution de nos jours. Si Maurice arrive à vendre ses joueurs, c’est déjà quelque chose de gagné.

Publicité