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Sale by Levy : Grève de la faim au Jardin de la Compagnie

14 avril 2009, 12:00

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Sale by Levy : Grève de la faim au Jardin de la Compagnie

Les membres de l’Association des Victimes du Sale by Levy (AVSL) repartent au combat. Onze d’entre eux, dont 6 femmes, entament une grève de la faim au Jardin de la Compagnie.

Alors qu’une vingtaine de personnes avaient décidé de se mettre en grève, seuls 11 membres de l’ASVL, dont 6 femmes, ont pu débuter leur action de protestation, ce mardi 14 avril, dans le kiosque au Jardin de la Compagnie à Port Louis.

Salim Muthy, le principal animateur de l’association et un des grévistes de la faim, déclare que la grève se poursuivra jusqu’à ce que les membres de l’ASVL obtiennent satisfaction. Il dit accueillir favorablement la promulgation de la Protection of Borrowers Act, mais il a rappelé que cette loi ne couvre pas les emprunts antérieurs à sa proclamation qui, eux, tombent toujours sous l’ancienne législation.

«Des centaines de petits emprunteurs sont encore victimes du système existant sous l’ancienne loi et se retrouvent aujourd’hui avec leur maison mis en vente à la barre», affirme Salim Muthy. Il trouve inacceptable qu’il y ait deux lois pour traiter du même problème. «Si le gouvernement a décidé de changer la loi, c’est qu’il a vu qu’il y avait une injustice quelque part » explique t-il.

Mais ce qui semble plus important pour les grévistes c’est la gestion du fond de Rs 100 millions constitué par le gouvernement en 2007 pour venir en aide à ceux qui ont perdu leurs maisons vendues à la barre. «Plus de 140 dossiers ont été examinés par le gouvernement et 37 personnes seulement ont reçu des compensations s’élevant à Rs 5 millions ».

Salim Muthy a aussi dénoncé ce qu’il appelle le manque de transparence entourant le déboursement des fonds. « Nous avons demandé une liste de bénéficiaires de ces Rs 5 millions mais les autorités nous ont fait savoir que cette liste est confidentielle. Je pense qu’on veut nous cacher des choses », soutient le président de l’AVSL. Il lance un appel aux députés de l’opposition pour qu’ils demandent des précisions à ce sujet auprès du ministre des Finances.

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