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Saha monte en grade
En un quart d’heure contre la Suisse, Louis Saha a peut-être gagné sa place dans le onze de départ de l’équipe de France. L’attaquant de Manchester United, entré à la place de Trezeguet à la 75e minute, a délivré sur son premier ballon une passe décisive à Thierry Henry qui a mis les Bleus sur le chemin du succès.
Sur le banc, il assure n’avoir jamais douté de la qualification : “Je vois peut-être ça avec mes yeux d’enfant naïf, mais je n’ai pas imaginé le pire une seule seconde.”
En quatre sélections, p’tit Louis n’a jamais déçu puisqu’il a inscrit deux buts et donné une passe décisive. Précieux dans la conservation du ballon, excellent point de fixation et plein de sang-froid dans la surface, Saha a toutes les qualités pour suppléer un “Trezegol” à la recherche de son meilleur niveau. “J’ai peut-être une carte à jouer”, dit-il timidement.
L’ancien buteur du FC Metz et de Fulham, se réjouit de la confiance qui lui est accordée même s’il n’a joué que 15 minutes en trois matches de poule. “Quand on te fait rentrer à 1-1, c’est qu’on te demande vraiment quelque chose. Entrer quand il y a 2-0 ou 3-0, que tout est plié, ce n’est pas la même chose”, note-t-il.
Santini pourrait être tenté de le faire jouer d’entrée face à la Grèce à la place de Trezeguet, qui retrouverait un rôle de joker qu’il apprécie peu mais qui lui a donné ses lettres de noblesse en équipe de France. Saha et le sélectionneur ont d’ailleurs eu une longue discussion mardi.
Le joueur, qui avait marqué dès sa première sélection, le 18 février, lors d’un succès 2-0 en Belgique, ne veut pas s’enflammer. “Je reste dans les mêmes dispositions”, assure celui qui se voit comme un compromis entre Henry et Trezeguet.
“Comme Titi, j’aime partir de loin balle au pied, mais j’adore aussi me retrouver devant le but”, explique Saha, qui a commencé sa carrière professionnelle à Metz en 1997.
Saha, 25 ans, ne veut toutefois pas aller plus vite que la musique. Il estime avoir encore beaucoup à apprendre auprès des deux meilleurs buteurs de l’équipe de France en activité.
“Ils ont l’expérience des grandes compétitions, des gros matches”, rappelle le joueur sacré champion d’Europe des moins de 18 ans en 1997. “Ils me donnent des conseils, mais il suffit de les regarder.” Et d’appliquer les leçons. Forcément.
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