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Saga Noah

23 avril 2008, 20:00

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Yannick Noah, attaché à son métissage franco-camerounais, naît le 18 mai 1960, à Sedan, dans les Ardennes. De son père footballeur professionnel, Noah prend l?allure athlétique. Suite à des blessures, Zacharie doit mettre fin à sa carrière. La famille part rejoindre la terre paternelle en 1963. À Yaoundé, au Cameroun, Yannick se lie aux racines de ses ancêtres. Adolescent, il écoute, comme tous les enfants africains, Bob Marley chanter ses messages pleins d?espoir. Son reggae est sa passion. Mais il ne met pas encore son énergie dans les cordes vocales. Comme son père, il se dépense dans le sport.

Noah est très tôt repéré par un grand joueur américain. Arthur Ashe, légende vivante des courts et du Grand Chelem, le fait rentrer en France pour suivre un programme de sport-études, à Nice. En 1977, à 17 ans, Yannick, en junior, gagne Wimbledon. L?année suivante, il fait face à des rois de la raquette comme Jimmy Connors ou Guillermo Vilas. En 1983, battant Mats Wilander, Noah accède à la consécration. À 23 ans, le gagnant supporte mal sa popularité et l?intérêt médiatique. Après les matchs, il se disperse dans la fête, l?alcool et la fumée.

Le champion reste près des courts pour l?entraînement et fait régulièrement son show au tournoi des légendaires Vétérans de Roland-Garros. Capitaine enthousiaste, il mène l?équipe de tennis masculine à la victoire : en 1991, la Coupe Davis revient enfin à la France qui l?attendait depuis 1932. Saga Africa retentit pour fêter les vainqueurs. Noah, qui a gagné en sagesse, débute une danse collective et s'amuse de la médiatisation à venir. Son premier titre remporte un succès pas seulement dû aux supporters ou aux amateurs de la balle jaune. En 1993, Urban Tribu confirme sa réorientation mais passe quelque peu inaperçu.

En 2000, il sort l?album éponyme avec le tube Simon Papa Tara dédié à son grand-père venu le visiter après sa mort. Pour Yannick Noah, il s?entoure des plus grands compositeurs, Jean-Jacques Goldman et son frère Jean Kapler, parolier d?Isabelle Boulay et auteur de Parle-moi. Cette fois, son album est un succès. Il se retrouve à l?Olympia en 2000 et 2001, en première partie de David Hallyday, puis en vedette du néon. En 2001, il teste la scène du Zénith de Paris avec sa tribu de musiciens et de techniciens.

En 2003, il sort Pokhara composé par Jean Kapler, Erick Benzi et Jacques Veneruso. Yannick, qui a trouvé son style, conserve les ch?urs, les secousses et les rythmes exotiques. Son album, lancé par Si tu savais, se vend à plus d?un million d?exemplaires. L?année suivante, il se consacre aux concerts et à sa cinquième paternité. Son fils Joalukas rejoint Joachim, Yelena, Elyjah et Jenaye. En juin 2005, il sort Métisse(s), hymne à la tolérance et à la mixité avec des enregistrements live et des inédits, dont des duos avec Jimmy Cliff le Jamaïcain ou le métisse Disiz la Peste. En 2006, c'est l'album Charango qui sort.

<I>Source musique. ados. Fr</I>

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