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Régularisation au cas par cas pour les immigrés
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Régularisation au cas par cas pour les immigrés
Nicolas Sarkozy ne cesse de défendre sa méthode du cas par cas pour régulariser des immigrés sans-papiers. “Il n’y a pas d’autre solution que la régularisation au cas par cas, que l’examen de chaque dossier”, a affirmé le ministre de l’Intérieur récemment sur Europe-1.
“Si je régularisais tout le monde, cela voudrait dire qu’il suffirait d’inscrire son enfant dans une école – or l’inscription est de droit – pour devenir français. Autant dire qu’on crée une nouvelle filière d’immigration”, a-t-il avancé.
Face à la mobilisation d’enseignants et de parents d’élèves contre l’expulsion d’élèves étrangers, Nicolas Sarkozy a publié le 13 juin une circulaire permettant la régularisation des familles sans-papiers dont un enfant est scolarisé en France, à certaines conditions. Le Réseau éducation sans frontières (RESF) dénonce les conditions d’application de cette circulaire Sarkozy du cas par cas, les préfectures se “bricolant chacune leur interprétation”.
Mais pour le ministre de l’Intérieur, c’est la seule solution. “Il y a 900 millions d’Africains dont 450 millions ont moins de 17 ans”, a compté Nicolas Sarkozy. “Qui peut prétendre qu’on peut accueillir tout le monde? Moi je ne l’accepterai pas. Tous les étrangers qui dépendent de la convention de Dublin seront raccompagnés chez eux, et seront également expulsés tous ceux qui n’ont pas de lien avec notre pays”, a-t-il promis.
Aux termes de la convention européenne de Dublin, les familles qui déposent un dossier pour demander le statut de réfugiés politiques dans un pays de l’UE doivent attendre dans ce pays la réponse à leur requête.“Or un certain nombre de familles ont déposé un dossier dans un autre pays, mais viennent en France attendre : tous ceux-là n’ont pas vocation à rester en France”, a estimé Nicolas Sarkozy, précisant qu’il y a “tous les jours des dizaines d’expulsions” et que “l’essentiel sera réglé avant la rentrée scolaire”.
“L’immigration doit être maîtrisée, elle sera maîtrisée. Elle doit être choisie, elle sera choisie”, a assené le président de l’UMP. “Je conduirai cette tâche, cette politique sans faiblesse”, a-t-il affirmé.
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