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Réexportation de polos : Lindex s?explique
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Réexportation de polos : Lindex s?explique
Les polos Lanvin sont sous les feux des projecteurs. Tandis que la douane et le département port franc du Board of Investment (BOI) mènent leurs enquêtes pour situer les responsabilités dans la réexportation de ces produits vers la France, Lindex International Ltd (LIL), compagnie mauricienne du port franc, essaie de renvoyer la balle dans le camp du fournisseur indien de polos de la marque française. Cette cargaison de vêtements avait été saisie pour n?avoir pas respecté certaines dispositions de la loi.
Lindsay Teck Yong, directeur de LIL ? qui représente à Maurice la griffe Lanvin ? estime qu?il y a eu erreur au niveau des étiquettes apposées par le fabricant indien. Au lieu du Made in France, la compagnie indienne, Renaissance Créations, aurait dû indiquer Designed in France.?Il y a eu plusieurs autres erreurs de cette compagnie indienne qui ont rendu invendables ces polos en France (...). Le nombre de polos reçus par la société française est en-deçà du nombre indiqué sur les documents. Les références ne sont pas celles annoncées. Il y a aussi eu erreur sur le code-barre et Lanvin a même reçu des polos qui ne faisaient pas partie des commandes.?
Lindsay Teck Yong explique qu? il était simplement question que les polos transitent par le port franc de manière à bénéficier du taux du fret. ?Le fret entre l?Inde, Maurice et la France est moindre que celui entre l?Inde et la France.? A leur arrivée par avion, les produits textiles ont été saisis, les douaniers ayant été alertés par le fait que les étiquettes portaient la mention Made in France, alors que les polos avaient été faits en Inde. Par la suite, dans des conditions qui restent encore à déterminer, la cargaison a été réexportée vers la France.
?Il y a eu erreur de l?usine indienne?
Environ 3 995 polos Lanvin en coton d?une valeur marchande de Rs 1 m sont arrivés par avion fin janvier. Ils se trouvaient dans 153 boîtes en carton. LIL avait présenté des documents à la douane pour les formalités d?acheminement vers la France le même jour. Mais sur les factures attachées aux documents d?exportation, Maurice était citée comme lieu d?origine des marchandises.
La cargaison avait été saisie en vertu de l?article 63 (b) du Customs Act. Celui-ci régit l?entrée des marchandises interdites à l?importation, notamment si leur marque déposée ou le lieu de fabrication ont été faussés. ? la cargaison a été saisie mais après les explications que j?ai données à la douane, la réexportation a été autorisée.? Lindsey Teck Yong a expliqué à la Customs Intelligence and Investigation Unit (CIIU) que tous les accessoires sont fournis directement à l?usine indienne. LIL, dit-il, n?a aucun contrôle sur la question. ?Sans l?accord de la douane nous n?aurions pu faire cette réexportation. Une enquête a été initiée après que la cargaison est partie.?
Une autre enquête est menée par la Fast Team et le département port franc du BOI pour savoir si Lindex International Ltd a bien obtenu le feu vert de la douane avant de réexporter les marchandises et dans quelles conditions. ?Il n?y a eu fraude ni au niveau de Lanvin ni au niveau de LIL mais erreur de la part de l?usine indienne?, précise Lindsay Teck Yong. La coopération de la douane française a aussi été sollicitée pour faire la lumière sur toute cette affaire.
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