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Rs 15 000 de dommages pour une histoire d?eau
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Rs 15 000 de dommages pour une histoire d?eau
La fourniture d?eau volontairement interrompue et les choses ont tourné au vinaigre. Mario Dansant aurait, en 1999, à la suite d?une querelle au motif aussi anodin que celui cité plus haut, insulté sa belle-s?ur et agressé sa nièce. Dans son jugement rendu hier, la magistrate Nirmala Devat-Oogarah, siégeant en cour intermédiaire a condamné le fautif à verser des dommages de Rs 5 000 à sa belle-s?ur Nathalie et Rs 10 000 à sa nièce Mishaël.
La famille Dansant était, jusqu?au 21 octobre 1999, une famille unie et heureuse. Leur demeure est composée de cinq chambres, occupées par onze personnes. La plaignante et sa fille habitent dans une seule pièce et ont une cuisine. Tous les membres de la famille se servent de la même salle de bains.
Dans sa déposition, Nathalie affirme que sa belle-mère interrompt tous les matins, et ce jusqu?à 15 heures, la fourniture d?eau. Elle soutient, lors du procès, qu?elle a contribué à payer les factures d?électricité et d?eau. Pourtant, dit-elle, le jour de la dispute, vers 15 heures, sa fille Mishaël ouvre le compteur principal pour prendre une douche. Mais lorsqu?elle retourne à l?intérieur, quelqu?un avait fermé le compteur.
Lorsque celle-ci sort à nouveau pour le rouvrir, Nathalie entend du bruit et surprend sa belle-mère, son beau-frère et la femme de ce dernier en train d?insulter sa fille. Elle intervient mais son beau-frère l?insulte également et se met à tirer les cheveux de sa fille et à lui infliger des coups sur le bras droit et le dos. La police est alertée. Suite à l?incident, Nathalie et sa fille ont été contraintes de quitter la maison familiale en février 2000. La plaignante dit avoir été humiliée par les propos tenus par son beau-frère devant des membres du public.
Dans sa version des faits, Mario Dansant explique qu?en octobre 1999, il y avait une sévère sécheresse dans le pays. Il raconte que sa nièce Mishaël avait tenté d?étrangler sa mère Marcèle à la suite d?une précédente dispute et nie avoir interdit à sa belle-s?ur et à sa nièce de se servir de l?eau. La belle-mère de la plaignante a donné la même version que son fils.
Versions que la magistrate a rejetées, estimant qu?avec 11 personnes vivant sous le même toit, des disputes devaient être chose courante. L?interruption dans la fourniture d?eau est un autre facteur qui a contribué à la tension dans cette famille, conclut-elle.
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