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Rockenson, jeune bédéiste
A 16 ans, Rockenson Augustin a du talent à l’état brut, un don qui ne demande qu’à s’épanouir. Dans sa demeure à Roche-Bondié, l’adolescent meuble son temple libre à crayonner des héros de bandes dessinées.
“Quand je n’ai rien à faire, je prends une feuille de papier et je dessine. C’est une bonne façon de me distraire.” Titoff et Lucky Luke sont les personnages qui le fascine le plus. La création d’Hergé, Tintin le jeune reporter, l’inspire moins. “Tintin ne m’impressionne pas trop.”
Toutefois, pour avoir des idées, il passe beaucoup de temps devant la télévision pour voir les dessins animés. Il enregistre les traits des personnages dans sa tête qu’il transpose sur papier et il en est de même pour les paysages.
Rockenson a débuté comme la plupart des dessinateurs par le gribouillage de son jeune âge. Il dessinait sur des feuilles de cahier alors qu’il n’était qu’en quatrième.
La particularité de ce crayonneur est qu’il introduit ses personnages dans un décor bien à lui. “Quand je découvre un endroit intéressant, je le dessine et ensuite j’introduis les personnages dans mon dessin.” Un croquis sur une table dans le salon témoigne du talent du jeune homme. La plupart de ses dessins sont à l’école, rangés soigneusement dans un classeur.
Connaît-il son talent? “Oui, je sais que j’ai le talent pour le crayonnage, mais je ne prends pas tout cela au sérieux. Je ne fais que pour le plaisir.” Certes, il est encore jeune, mais il ne pense pas qu’il exploitera son talent à des fins professionnelles.
“Il faut beaucoup de fonds et aussi du temps pour devenir bédéiste. D’ailleurs, il n’y a pas d’avenir dans ce secteur dans l’ile », déclare-t-il.
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