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Rizwana ou comment se faire un avenir après l?échec au CPE
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Rizwana ou comment se faire un avenir après l?échec au CPE
A 17 ans, Rizwana Booluck a obtenu un certificat en Book Binding and Printing Finishing. Elle n?aurait sans doute pas pensé, il y a de ça quelques années, que ce serait possible. Mais avec de la volonté et l?aide du Germain Comarmond Educational Trust (GCET), elle y est arrivée. Cette organisation non-gouvernementale remet des bourses chaque année à des étudiants de l?Industrial and Vocational Training Board (IVTB) en situation financière difficile. La bourse couvre les frais d?examen et les frais de scolarité d?une année ainsi que l?argent de poche. Rizwana en a bénéficié l?année dernière. Et aujourd?hui, elle voit la vie sous un nouveau jour?
Samedi, les dix personnes à avoir bénéficié de cette bourse l?année dernière ont été invitées au jardin Germain Commarmond, à Beau-Bassin, pour venir expliquer le profit qu?elles en ont tiré. Dans les yeux de la mère de Rizwana, Faïza, 41 ans, se lisaient toute sa joie et sa fierté pour ce qui est de la réussite de sa fille.
Rizwana a deux frères âgés de 19 et 15 ans. Leur père les a quittés alors que la jeune fille n?avait que douze ans. Bien qu?elle eût échoué aux examens du Certificate of Primary Education (CPE), Rizwana a été admise au Lycée de Beau-Basin où elle est restée trois ans. Mais à la mort de son père, la situation financière déjà difficile de la famille ne fait qu?empirer. Mais elle tient bon et après trois ans, elle quitte le Lycée de Beau-Bassin avec un certificat attestant qu?elle a passé tous ses examens jusque-là.
Le Lycée envoie alors la jeune fille à l?école de design d?Ebène où on l?estime capable de commencer des cours de NTC 1, où elle apprendra les Basic Technical Skills (BTS), entre autres, soit les métiers de plombier, de mécanicien, d?électricien, de jardinier et de couturier. Le cours dure un an. Elle réussit dans toutes ces matières.
<B>Problèmes d?ordre financier</B>
Au début de l?année suivante, elle passe un nouveau test pour suivre des cours de NTC 3 qui sont spécialisés dans une filière précise. Admise, elle choisit des cours de Book Binding and Print finishing. Mais dans le courant de l?année, elle se retrouve face à des problèmes d?ordre financier. Elle bénéficie ainsi d?une bourse de la GCET. L?organisation lui remet Rs 9 000 pour ses frais de scolarité d?une année et un peu d?argent de poche. Le GCET paie également les frais d?examen de fin d?année qu?elle réussira avec succès.
Ayant reçu son certificat, Rizwana a envoyé des demandes d?emploi dans plusieurs entreprises. Elle attend impatiemment de trouver un emploi pour aider sa famille.
Plusieurs des neuf autres bénéficiaires de la bourse du GCET ont, pour leur part, déjà trouvé un emploi qui leur plaît. Deux d?entre eux, Jonatha Bactora, 29 ans, et Mohylene Aziee, 17 ans, étaient présentes samedi. Elles ont complété leur NTC 3 en Garment Making et sont employées à la Compagnie Mauricienne de Textile comme Trainning Garment Technician et Quality Check respectivement. Alexandre Bosquet, également présent, espère, lui, trouver un emploi dans le domaine de la plomberie.
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