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Rire de nos problèmes

20 août 2004, 20:00

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Salle archicomble mardi soir, les Komiko peuvent espérer égaler l?affluence ce soir au Théâtre de Port-Louis pour la deuxième représentation de Kafouyaz.

Leur nouvelle comédie de boulevard est comme d?habitude une série de quiproquos, d?embrouilles où chaque histoire s?entremêle avec les autres. Tout commence par un accident de la route. Le rideau se lève sur deux voitures accidentées au milieu d?un bois. De l?avant scène, où trois hommes pique-niquent, l?on s?exclame «tahi !» Le public, lui s?esclaffe et c?est parti pour une heure de rire. Les personnages cachent tous quelque chose, un adultère, une rupture, un besoin d?affection, une vengeance, que le grand kafouyaz va faire apparaître au fur et à mesure.

«De tels problèmes existent dans la vie de tous les jours. La comédie permet de rire de soi-même, sans pour autant se poser en moralisateur. Au contraire, on rit de la moralité, on ridiculise la situation,» explique Miselaine Soobraydoo, metteur en scène.

L?on citera en exemple la scène du suicide, mise en pièces par le personnage de Wesley Duval, complètement saoul. Il surprend Jessica, alias, «la brioche», un couteau à la main. «Un, deux, trois, Go !», lance-t-il chancelant.

Pendant ce temps, Cathy folâtre avec Mikael. Luc, le mari de Cathy épie les amants et Judex «Judas» jubile d?avance car c?est lui qui a tout comploté.

Les personnages passent et repassent, chacun y allant de sa petite crise de nerf jusqu?à l?explosion finale. On rit de bon c?ur aux incartades de ces personnages tout aussi colorés les uns que les autres.

«C?est une pièce loufoque mais qui comporte des éléments dramatiques, car l?on traite de suicide, de violence conjugale, de mensonge,» poursuit Miselaine Soobraydoo. La pièce tire parfois en longueurs inutiles mais le public, hilare, vient toutefois rappeler que la machine Komiko marche de mieux en mieux. Le public rit de son quotidien qu?il voit étalé, décortiqué sur scène. «C?est comme tomber dans la rue. Lorsque ça vous arrive, vous n?êtes pas content, mais lorsque cela arrive aux autres, ça fait rire,» explique Miselaine. Kafouyaz, des Komiko, ce soir au Théâtre de Port Louis. Rs 100 ■

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