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Rex Omarentre rencontre et concert

29 mars 2006, 00:00

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Il donne un concert ce soir, à 20 heures, au Théâtre de Port-Louis. Du style pop mâtiné de jazz afro-américain, placé sous le signe de son modèle, Bob Marley. Les billets, à Rs200, sont disponibles dans le Rezo Otayo, au CCB, au CCEF et au Cifod.

Hier, Rex Omar, artiste-avocat ghanéen a animé une rencontre avec des artistes au centre culturel Charles-Baudelaire. S?appuyant sur la situation de la protection des droits d?auteur au Ghana, il offre plusieurs propositions. Parmi : la création de deux instance. Un tribunal anti-piratage et un National Music Council qui s?occuperait des intérêts de l?industrie. Le débat, côté artistes locaux, est surtout centré sur la duplication illégale de CD audio et vidéo mais pour Rex Omar, l?utilisation du téléphone pour ?acheter? de la musique est le début de la fin pour les supports cassette et CD.

Conscient des rapports de force, Rex Omar exhorte les artistes à jouer pleinement leur rôle dans le système politique. ?Les décisionnaires ne connaissent pas notre réalité. Parce que nous sommes des artistes, nous sommes émotifs contrairement aux hommes d?affaires mais nous devons comprendre comment fonctionne l?industrie pour contrer le piratage.?

L?humoriste Lindsay Mootien, entre autres, souhaite que ?la Mauritius Society of Authors (Masa)ouvre des boutiques à travers l?île?. Mais le Copyright Act limite le rôle de cette dernière à la collecte et la distribution des droits d?auteurs. Se référant à la situation ghanéenne qui ressemble au contexte local, Rex Omar explique : ?Les pirates ne sont pas des méchants. Souvent, ils ignorent la loi et les difficultés auxquelles les artistes doivent faire face.?

Il recommande l?éducation de la population et des artistes. Pour ces derniers, le changement est déjà là avec le ?bon travail de l?équipe de l?inspecteur Hector Tuyau?, responsable de l?Anti Piracy Unit de l?Anti Drug and Smuggling Unit. Mais Jean Jacques Arjoon demande : ?Il y a des arrestations mais les interpellés sont relâchés sous caution. Qu?est-ce qui prouve qu?ils ne recommencent pas ?? Gérard Louise, directeur de la Masa, évoque les amendements au Copyright Act. ?Nous avons recommandé la création d?un Information and Communication Technology Tribunal.?

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