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Retour aux collèges ?Form I à VI? : un casse-tête
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Retour aux collèges ?Form I à VI? : un casse-tête
L?objectif d?abolir les collèges de Form VI et de les reconvertir en collèges de Form I à VI dès janvier 2006 pose énormément de questions et de problèmes. A environ deux mois des examens du Certificate of Primary Education (CPE), qui se tiendront du 17 au 21 octobre, il est quasi impossible de venir bouleverser les données. A comprendre les différentes déclarations du ministre de l?Education, Dharam Gokhool, ce n?est d?ailleurs pas son souhait. Pas cette année, en tout cas.
Mettre en place dès cette année un système permettant d?identifier les meilleurs éléments pour les admettre en Form I dans les collèges d?élite est quasiment exclu, faute de temps. Des techniciens du ministère de l?Education examinent toutes les possibilités et, il faut se rendre à l?évidence que les possibilités sont minimes.
Pour pouvoir ?améliorer le grading?, comme le déclare le ministre Dharam Gokhool, il faut impérativement accorder un délai raisonnable pour éviter une contestation légale qui pourrait bloquer la tenue des examens.
Le gouvernement a déjà vécu une situation très embarrassante en 1995, lorsqu?il n?a pu aller de l?avant avec l?inclusion des langues orientales au ranking pour la simple raison que le préavis de six mois qu?il avait accordé avant l?entrée en vigueur de la mesure était considéré comme étant insuffisant aux yeux de la justice.
Dans le procès intenté par des parents d?élèves qui étaient contre l?inclusion des langues orientales au CPE, les Law Lords du Privy Council, soulignèrent qu?un an de préavis avant d?effectuer un changement était nécessaire. Ils estimaient que ce temps était nécessaire pour permettre à ceux qui allaient prendre part au CPE de s?adapter au changement.
Cette observation a d?ailleurs été largement appliquée en 2002 lorsque le grading fut introduit. Pour se mettre à couvert, le gouvernement d?alors accorda un délai d?environ un an et demi entre l?annonce de l?introduction du grading et son fonctionnement, début 2001, et le passage à l?acte, fin 2002.
Mettre en pratique un système, même légèrement différent de l?actuel, pour identifier les meilleurs éléments à deux mois et des poussières du CPE expose donc à des poursuites légales. ?Si j?étais le ministre, je serais allé voir le parquet avant de toucher au grading?, affirme un spécialiste de l?Education.
Introduire cette année un grading amélioré et plus pointu reste tout aussi vulnérable à des procédures légales. Difficile également d?introduire un nouvel examen uniquement à l?intention de ceux qui ont obtenu un maximum de A. Certains techniciens du ministère réfléchissent en effet à un examen supplémentaire (concours) pour départager les meilleurs des meilleurs et leur permettre d?être admis dans un collège d?élite. Il se pourrait que les mêmes raisons légales renvoient son éventuelle application à l?année prochaine.
Suttyhudeo Tengur, président de la Government Hindi Teachers? Union, affirme, pour sa part, proposer une formule ?légalement acceptable ?. ?Si le gouvernement veut réellement mettre en pratique ce point de son programme dès janvier 2006, il doit conserver le grading et la régionalisation dans sa forme actuelle, tout en convertissant les collèges de Form VI en Forms I to VI. Ceux-ci admettraient comme n?importe quel collège d?état l?a fait durant les années précédentes. C?est la seule formule de transition.? Des officiers du ministère de l?Education penchent d?ailleurs dans la même direction que le syndicaliste.
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