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Rehana Gulbul et ses enfants sous protection policière
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Rehana Gulbul et ses enfants sous protection policière
Une promotion professionnelle dans une famille, en général, ça se célèbre. Ce ne sera peut-être pas le cas pour la famille Gulbul lorsque Rehana Mungly-Gulbul abandonnera son poste de présidente de la cour intermédiaire pour assumer celui de Judge in Bankruptcy and Assistant Master and Registrar.
La magistrate a reçu une lettre la menaçant de mort. Depuis la fin de la semaine, ses deux enfants et elle-même bénéficient d?une protection policière 24 heures sur 24. L?auteur de la lettre explique que cette menace est liée au jugement que la cour intermédiaire a prononcé lundi dernier à l?encontre de Dev Hurnam. « Nou pou coupe to la gorge, to fine tire revanche, to fine condamne Harnam Dev. »
Cet avocat a été trouvé coupable d?avoir fabriqué un alibi au bénéfice d?un ex-client. Il a été condamné à une peine d?emprisonnement de six mois. Le procès a été jugé par Rehana Mungly-Gulbul, présidente et les magistrats David Chan et Denis Vellien. Dev Hurnam a donné avis d?appel contre ce jugement.
« Mon épouse ne souhaite pas faire de déclaration à ce sujet. Après avoir reçu une lettre la menaçant de mort, elle a consigné une déposition auprès des enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT). Mon épouse et mes deux enfants bénéficient d?une protection policière 24/24. Je ne comprends pas cet acharnement contre mon épouse. Elle n?est pas le seul magistrat à avoir jugé cette affaire. Elle a présidé les travaux de la cour intermédiaire. Cette affaire a été conjointement jugée avec la contribution de deux autres magistrats. Je n?ai pas demandé de protection policière en ce qui me concerne », explique Raouf Gulbul, avocat.
Allégation d?un détenu
Les soucis de la famille Gulbul ne sont toutefois pas résolus. Raouf Gulbul lui-même est confronté à une allégation selon laquelle il aurait tenté d?influencer un détenu à mentir au profit d?une autre personne contre laquelle pèse une accusation provisoire de trafic de drogue. L?allégation aurait été faite par le détenu lui-même. Celui-ci purge une peine d?emprisonnement pour possession et vente de drogue.
« Je vais faire une déclaration à cet effet la semaine prochaine. La lettre qui prétendument me met en cause n?a jamais été soumise en cour. J?arrive difficilement à comprendre comment des documents officiels et confidentiels sont en circulation et sont entre les mains de Dev Hurnam. Une enquête doit être initiée pour faire la lumière sur cette affaire », déclare Raouf Gulbul. Les documents en question concernent un extrait du Barristers? Book de la Prison centrale et deux lettres prétendument écrites par le détenu. Le Barristers? Book est un répertoire des visites effectuées par des hommes de loi à des détenus à la prison.
Quant à Dev Hurnam, il rejette toute supposition qui donnerait à penser qu?il est de près ou de loin mêlé à ces deux affaires. « Je n?ai rien à faire avec cette menace de mort de même qu?avec l?allégation de tentative d?influencer un détenu. Cette allégation a été faite en cour lors du contre-interrogatoire du détenu en question. Il avait indiqué qu?il avait refusé les services de Raouf Gulbul parce que ce dernier aurait tenté de l?influencer. Je n?ai rien contre Raouf Gulbul. »
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