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Regard critique sur la libéralisation
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Regard critique sur la libéralisation
Le processus de libéralisation des télécommunications est en bonne voie mais l?Information & Communication Technologies Authority (Icta) se doit d?être vigilante. Le directeur du département licences et ingénierie, Krishna Oolun, explique que comme dans tous les pays où les télécommunications ont été libéralisées, le rôle du régulateur est crucial. Le public s?attend à des tarifs intéressants, les opérateurs souhaitent engranger un maximum de profits et l?opérateur qui possédait le monopole ne veut pas perdre son marché. Le régulateur doit donc trouver le juste milieu.
Les nouveaux opérateurs seront tentés de privilégier des services générateurs de gros profits. Mauritius Telecom (MT) risque ainsi de se retrouver seule à assurer des services peu ou non profitables. Le meilleur exemple est la téléphonie internationale. Dix opérateurs se préparent à entrer en scène. Ce créneau a constitué jusqu?ici une véritable manne pour MT qui a pu, en maintenant des tarifs élevés pour l?international, grossir son chiffre d?affaires et subventionner les appels locaux. En revanche, une libéralisation totale était inévitable pour faire des Technologies de l?information et de la communication (Tic) le 5e pilier de l?économie. Maurice, comme 68 autres pays, a signé un traité avec l?OMC en 1998, s?engageant à ouvrir le secteur à d?autres opérateurs d?ici le 31 décembre 2004. L?année dernière, Sir Anerood Jugnauth, alors Premier ministre, a avancé la date au 31 décembre 2002.
Au niveau des pays les plus avancés, le processus a démarré depuis une décennie et il a déjà abouti. Généralement, la libéralisation a permis une meilleure qualité des services, des baisses de prix et des avancées technologiques grâce à la compétition. Le secteur a évolué d?un service dépendant procuré par l?Etat pour devenir le plus important de l?économie mondiale.
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