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Recul sur le travail durant les vacances
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Recul sur le travail durant les vacances
L?education nationale revoit sa copie. La présence quotidienne des chefs d?établissement du primaire et du secondaire, de leurs adjoints et du personnel non-enseignant dans les écoles durant les vacances n?est plus obligatoire. A la fin d?une réunion de deux heures hier avec les syndicalistes, le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, a fait savoir qu?il a opté pour davantage de flexibilité.
Une communication sera probablement émise par l?autorité éducative aujourd?hui pour indiquer le nouveau mode opératoire. «Le ministère est prêt à considérer un certain élément de flexibilité. La décision finale sera communiquée aujourd?hui aux syndicats», explique le ministre.
Chaque établissement sera appelé à établir un plan de travail et à le présenter au Zone Directorate de l?Education. «A la lumière de cela, on va décider», assure le ministre. Les deux parties sont tombées d?accord sur le principe. Le ministère aurait également accédé à l?introduction d?un roster. Un tel système avait été pratiqué les années précédentes.
Le 10 décembre, l?Education nationale avait émis une première circulaire stipulant que les responsables d?école, leurs assistants, ainsi que le personnel non-enseignant doivent être présents chaque jour de semaine de 9 heures à 15 h 30. Cela, afin de permettre une rentrée 2008 dans les meilleures conditions avec des infrastructures en parfait état.
La colère des syndicats est immédiate. Mécontents d?être privés de vacances scolaires, plus d?un criait à l?injustice.
A tel point qu?une réunion a été convoquée, hier, tard dans l?après-midi. Et à la sortie, les syndicalistes avaient le sourire aux lèvres. «Il nous a écoutés. Nous lui avons expliqué que s?il souhaite que sa réforme marche, il ne peut se mettre à dos les profs. Tout ministre qui s?est montré rigide a connu l?échec. Nous sommes d?accord qu?il faut améliorer les infrastructures, mais nous ne sommes pas d?accord que de telles choses soient imposées unilatéralement», déclare Vinod Seegum, président de la Government Teachers? Union. «En fin de compte, il y a eu toute cette ébullition pour rien. Toute cette polémique aurait pu être évitée si le ministère nous avait écoutés avant d?émettre sa directive», ajoute-t-il.
Soondress Sawmynaden, président de la Deputy Rectors? Union, apprécie que le ministre ait été «sensible» aux arguments des syndicalistes. «Il nous a dit qu?il est d?accord pour revoir la circulaire du 10 décembre et qu?il va accorder plus de flexibilité aux chefs d?établissement. Nous ne nions pas le fait qu?il y a certaines brebis galeuses dans la profession, mais il faut prendre action contre ces gens et non pénaliser toute la profession.»
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