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Rappel à l?ordre des ?chairmen? à temps partiel
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Rappel à l?ordre des ?chairmen? à temps partiel
Des appels téléphoniques au bureau du Premier ministre auraient fait état du ?comportement inadmissible ? de certains présidents à temps partiel de divers conseils d?administration des organismes parapublics. Une lettre en préparation à l?hôtel du gouvernement les rappellera bientôt à l?ordre. Elle servira de mise en garde mais aussi de rappel quant à leurs pouvoirs afin d?éviter tout conflit entre eux et d?autres employés de ces organismes.
La plupart de ces présidents sont employés à temps partiel. Ils ont été nommés à l?arrivée du nouveau gouvernement de l?Alliance sociale. Leur pouvoir est certes limité, mais il semblerait que, s?appuyant sur le fait qu?ils sont proches du gouvernement, certains feraient preuve d?abus de leurs prérogatives.
La lettre officielle a pour objectif de fixer des paramètres autour des tâches d?un président de conseil d?administration à temps partiel. Il s?agit de lui préciser ce qu?il devrait et ne devrait pas faire afin d?éviter des procès en Cour suprême ou encore des dépenses trop onéreuses.
Mais quels seraient donc les abus dont ces présidents auraient fait preuve ? Si certains ont exigé des voitures de fonction pour leurs déplacements, d?autres utiliseraient des voitures de l?organisme parapublic tout au long de la journée alors qu?ils travaillent dans le privé. Ils ont également des chauffeurs à leur disposition. Autre fait rapporté : ces présidents à temps partiel veulent à tout prix être inclus dans les délégations ministérielles lors des déplacements à l?étranger. D?autres encore, ont exigé et obtenu des bureaux aussi grands que ceux des directeurs exécutifs de ces organismes parapublics.
De plus, l?administration de ces organismes se trouve perturbée avec les ingérences directes de certains de ces présidents. Des conflits sont survenus avec des employés de ces secteurs sur leur horaire de travail, leur méthode de travail et leur performance. Pire, des contrats d?employés de ces organismes parapublics n?auraient pas été renouvelés à la suite de l?intervention directe de certains présidents. Cet état de choses aurait même été la goutte d?eau qui a fait déborder le vase.
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